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Après quarante années d'absence d'une jeunesse communiste marxiste léniniste (JCML), une nouvelle organisation s'est crée à Pau les 22 et 23 mai 2010. C'est l'aboutissement de quatre années de travail (depuis la lutte contre le CPE) des différentes JCML de France qui avaient pour objectif la création d'une JCML au niveau de l'État Français. 


La JCML est une organisation communiste de masse, dont le rôle premier est la diffusion du communisme dans la jeunesse, d'être à l'avant garde de ses luttes et de former des jeunes au marxisme-léninisme. 


Le matérialisme dialectique, établi principalement par Marx, Engels, Lénine et Staline, est pour nous la base de notre analyse politique. Seul le marxisme-léninisme permet de mobiliser la jeunesse sur la base des intérêts du prolétariat, au contraire d'autres organisations qui n'ont pas la volonté de remettre en cause la domination de classe de la bourgeoisie (JC, jeunes NPA...).


Une organisation de jeunesse ne peut se suffire à elle même, nous avons donc besoin d'une avant garde pour amener la classe ouvrière à la révolution, qui est le Parti Communiste Marxiste Léniniste. Celui-ci étant en construction, nous reconnaissons le ROC-ml (Rassemblement Organisé des Communistes – marxistes léninistes) comme l'organisation politique motrice de celui-ci.


Pour remplir son objectif révolutionnaire, la JCML ne se prive d'aucune tactique : pour gagner à elle les larges masses de la jeunesse populaire, la JCML militera partout là où la jeunesse populaire, vit, souffre et subit le capitalisme. Elle ouvre ses portes à tous les jeunes désirant agir contre le capitalisme et pour le communisme. La JCML organisera en son sein la jeunesse sur une base de classe pour combattre les divisions artificielles que la bourgeoisie et les réactionnaires cherchent à creuser afin de l'affaiblir.


La JCML s'est dotée d'un organe de masse, L'Étoile Rouge, comme outil de propagande et d'agitation.

 

CONTACTEZ NOUS A CETTE ADRESSE MAIL :
jcmlrhone@yahoo.fr
 
logo de la jcml



Le passage du capitalisme au communisme ne peut évidemment manquer de fournir une grande abondance et une large diversité de formes politiques, mais leur essence sera nécessairement une : la dictature du prolétariat.
Lénin
e, l'Etat et la révolution (1917)

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Devant le lycée de St Romain en Gal, les lycéens ont affaire à des pions en uniforme. La préfecture du Rhône a autorisé par arrêté les gendarmes à fouiller les lycéens se trouvant devant le lycée tous les matins jusqu'à midi et demi. Les gendarmes, prenant à cœur leur mission, viennent également encadrer la sortie du lycée entre midi et deux.

 

Cette décision de la préfecture fait suite à une augmentation constante de la pression de la gendarmerie sur les lycéens depuis plusieurs années. Chiens qui viennent renifler les sacs des lycéens, perquisitions, convocations massives à la gendarmerie pour des faits mineurs ou inexistants. Les gendarmes profitent de la méconnaissance des lycéens de leurs droits.

 

On se souvient également qu'à l'intérieur du lycée, l'administration de St Rom s'est servie de prétextes d'infractions de droit commun (avoir fumé une cigarette) pour expulser du lycée l'un des leaders du mouvement lycéen l'année dernière. Elle tient également des discours mensongers sur les pratiques de nombreux groupes de lycéens. Le mépris et la haine de classe de l'administration est la source de tous les fantasmes chez elle.

 

Les gendarmes d'Ampuis veulent gonfler facilement leurs chiffres. Mais la politique menée par la préfecture, la gendarmerie et l'administration va bien au delà de ça. Ils cherchent à empêcher les lycéens d'entretenir une sociabilité, d'avoir une vie collective en dehors des cours. Déjeuner en face de gendarmes et avoir peur de se faire fouiller dès qu'on sort du lycée limite la liberté des lycéens à se réunir.

 

Or, l'action collective des lycéens de St Rom est tout à fait capable d'engendrer de puissants mouvements : l'année dernière, le lycée a été bloqué pendant tout le mouvement de la réforme des retraites et un bon millier de lycéen ont manifesté.

 

Des mouvements lycéens dispersés et sporadiques se sont déclenchés récemment dans le Rhône. La préfecture a retenu la leçon de l'année précédente et a tout de suite fait encadrer les lycées par un fort dispositif policier. La présence de la gendarmerie à St Rom est vécue comme une provocation qui a déjà amené à une arrestation.

 

Le renforcement de la pression policière dans les lycées vise à étouffer toute contestation, en s'attaquant à la source des mouvements lycéens : les liens sociaux puissants qui unissent les lycéens. Administration et gendarmerie roulent pour un Etat qui n'est pas au service de l'intérêt de la jeunesse populaire, mais de la bourgeoisie.

 

La JCML 69 est disposée à aider les lycéens face à la gendarmerie et l'administration de leur lycée.

À l’air libre - S’opposer à la répression

Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 13:32

 

Soutien au mouvement lycéen

 

 

 

 

Depuis vendredi, des mouvements lycéens ont éclaté spontanément dans plusieurs villes. Des manifestations parfois radicales ont eu lieu dans le Nord, dans la région lyonnaise. De nombreuses arrestations ont eu lieu parmi les rangs des manifestants. Les lycéens ont pour la plupart repris le chemin des cours, sous la garde pas très bienveillante de la police. Si d'innombrables tentatives de blocages ont eu lieu, des lycées sont effectivement bloqués, par exemple en Corse.

 

Ces mouvements font suite à la transmission d'une information selon laquelle le gouvernement voudrait supprimer un mois de vacances scolaires aux lycéens. Le gouvernement, en effet, tient en ce moment des négociations à propos du rythme scolaire. La revendication de conserver des vacances peut paraître futile. C'est oublier que de nombreux lycéens travaillent tout l'été – et souvent même toute l'année – pour financer leur scolarité. D'autre part, on peut tout à fait comprendre que les lycéens apprécient les vacances. Les rythmes scolaires, entre longues journées de cours dans de mauvaises conditions, devoirs, transports et de plus en plus travail peuvent être exténuants. Ensuite, les programmes, largement orienté en fonction des besoins du patronat, formatage idéologique, sont très insatisfaisants. Enfin, les vacances sont des moments de liberté, de riches relations sociales, importants pour se construire en tant qu'adulte et échapper à l'encadrement bourgeois.

 

Surtout, ces mouvements sont la preuve de la colère qui gronde chez les lycéens. Colère face aux conditions d'études dégradées (voir notre précédent communiqué), colère face à la crise qui menace notre futur de travailleur et nos conditions de vie, colère face à la ségrégation sociale qui se renforce dans le système éducatif.

 

Dans le contexte électoral, les organisations de « gauche » n'ont pas intérêt à des mouvements sociaux car elles veulent que les élections apparaissent comme la seule perspective de changement. Perspective illusoire, car, une fois au pouvoir, elles ne feront pas grand chose d'autre que le gouvernement actuel.

 

L'hésitation des organisations de gauche, ne suffit pas à étouffer la révolte lycéenne. Quand l'ensemble de leur situation sociale y concourt, les lycéens sont capables de mener d'explosifs mouvements spontanés et « une étincelle peut mettre le feu à la plaine ». Ceux qui sont au pouvoir et ceux qui aspirent à y accéder en 2012 feraient bien de s'en rappeler.

 

La JCML soutient le mouvement lycéen et mène le combat à leur côté. Nous aidons les lycéens de classe populaire à structurer leur mouvement, à s'organiser, à définir leurs revendications et à les porter face à la bourgeoisie. Les lycéens sont capables de mener de grandes luttes. S'organiser et rattacher leurs combats à ceux de l'ensemble du prolétariat permettra aux lycéens de gagner en puissance.

Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 19:14

  

  

Rentrée révoltée

dans nos lycées !

 

 

 

16 000 suppressions de postes de professeurs à la rentrée, 2011, c’est énorme et ça a des conséquences graves sur nos conditions d’études. Déjà, l’année dernière, nos classes étaient surchargées, et c’est encore pire cette année. Comment peut-on étudier dans de bonnes conditions à 30, 40, dans une classe, 70 dans certains cours ?

 

Du fait des suppressions de postes, certains professeurs ne sont pas remplacés et des options supprimées. En outre, la formation de nos professeurs a été réformée : après leur capes, ils débarquent dans nos lycées sans aucune formation à la pédagogie, passant directement des bancs de la fac au statut de professeurs.

 

En plus de nos conditions d’études révoltantes, le gouvernement propose une autre réforme qui tend à mettre fin au collège unique. Dans certains pays, l’orientation entre filières professionnelles, techniques et générales s’effectue à la fin de la primaire. En France, nous allons tous dans un collège unique, où se retrouvent aussi bien les enfants de la bourgeoisie que les enfants d’ouvriers. Le gouvernement veut mettre en place une troisième prépa-professionnelle, qui préparera les élèves à rentrer dans des lycées professionnels.

 

L’orientation des jeunes n’est pas de leur choix, elle est avant tout liée à leur origine sociale. Les enfants de la bourgeoisie ont toutes les cartes en main pour réussi à l’école. Ainsi, dans l’enseignement supérieur, les enfants d’ouvriers ne sont que 10 % alors que nous représentons 25 % de la jeunesse. Mettre en place une prépa-professionnelle en 3ème, c’est tâcher de mettre des barrières à notre éventuelle réussite le plus tôt possible ! Et on nous parle d’égalité des chances !

 

Ce ne sont pas les pseudos consultations concernant le rythme scolaire organisées par le gouvernement – consultations qui n’ont rien donné - qui peuvent calmer notre colère.

 

Toutes les réformes que nous subissons sont liées à un contexte. L’économie de notre pays est à bout de souffle , en crise. Pour maintenir leurs profits, les bourgeois attaquent les droits des prolétaires sur tous les fronts.

 

Ils attaquent nos conditions d’études et essaient de nous exclure de l’école. Ils s’attaquent aussi aux droits des travailleurs. Nous sommes de futurs travailleurs. L’année dernière, c’est la durée des cotisations pour partir à la retraite qui a été augmentée.

 

Mais nous devons nous attendre à ce que ce gouvernement ou celui qui sortira des élections de 2012 nous dise qu’il faut faire encore des sacrifices et accepter de voir nos droits à la santé, à la retraite, au chômage, à l’éducation, rognent nos salaires !

 

Si le capitalisme est en crise, c’est uniquement à cause des capitalistes. Nous n’avons pas d’intérêt dans ce système qui ne nous offre aucune perspective d’avenir.

 

Refusons d’étudier dans de telles conditions, refusons les réformes, mobilisons nous pour nos droits !

 

Manifestons le 27 Septembre, organisons des AG dans nos lycées, bloquons les !

Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 21:24

 

L'arrêté licence du 12 juillet 2011 :

 nouvelle réforme répondant aux intérêts de la bourgeoisie

 

Quatre ans après le passage de la LRU, le gouvernement a adopté en catimini (pendant la période des vacances scolaires) l'arrêté licence. Il s'agit encore une fois d'une attaque contre nos intérêts de futurs travailleurs, à nous jeunes de classe populaire et d’une réforme dans l’intérêt du patronat.

 

Le gouvernement se targue encore une fois de réformer la licence pour que nous puissions trouver un travail à la sortie. L’université, dans leur propagande, est responsable du chômage. Accepter la réforme de la licence nous permettrait d’accéder à coup sûr à un emploi par la suite.

 

Or, en premier lieu, ce n’est pas l’université qui est responsable du chômage, c’est le système économique lui-même, qui, complètement déliquescent de par ses contradictions internes, est incapable de fournir le plein emploi aux travailleurs. Cette réforme correspond aux intérêts immédiats du patronat et de l’ensemble de la bourgeoisie, et non pas à nos intérêts à nous, futurs travailleurs. Nos intérêts et les leurs sont inconciliables, il n’existe pas de consensus. Prétendre le contraire comme le fait l’UNEF, qui a accepté de ratifier l’arrêté licence, c’est se ranger du côté du patronat.

 

En effet, la professionnalisation de la licence est au cœur de la réforme actuelle. Une minorité de licences seraient à vocation scientifique (licences d’excellence pour la minorité bourgeoise) tandis que la plupart des parcours de licences seraient professionnalisés. L'université devrait s’adapter aux besoins immédiats du marché du travail. Mais les besoins des patrons sont changeants et les travailleurs ainsi formés seront bons à être jetés dès que les besoins du patronat auront évolué. En clair, c'est un processus de précarisation des futurs travailleurs. En outre, la généralisation des stages dans les parcours de licence formera des bataillons d’étudiants travaillant pour pas grand chose – voire rien du tout – les mettant en concurrence avec l’ensemble des travailleurs, ce qui aggravera encore le chômage.

 

Tout est fait pour que nous, étudiants de classe populaire, arrêtions nos études le plus vite possible, avec une formation professionnelle en poche. Le gouvernement propose des semestres durant l’été à ceux d’entre nous qui sont salariés et renforce le contrôle continu, qui est très difficile à suivre quand nous travaillons pour payer des études !

 

Preuve de la volonté de mettre en adéquation le plus parfaitement possible les formations universitaires avec les besoins du patronat locaux, comme s'en félicite le MET, l'organisation étudiante qui défend la bourgeoisie au quotidien, « la Nouvelle Licence consacre la nécessaire collaboration entre Universités et Entreprises pour l'amélioration des formations et de l'insertion professionnelle. » Des représentants d'entreprises qui siègent déjà dans nos facultés pourront participer à l'élaboration des parcours de licence.

 

 Nous nous moquons totalement que l’université soit rentable pour la bourgeoisie. Nous voulons protéger l’université de l’influence directe des capitalistes. Nous n’allons pas à l’université pour nous former à un métier précis mais pour accéder à des savoirs, pas seulement pour faciliter notre insertion professionnelle, mais aussi pour développer notre sens critique. Si le patronat a besoin de former des travailleurs, qu’il paie et qu’il les forme lui-même.

 

Nous ne faisons pas dans la conciliation de classe, nous défendons la jeunesse de classe populaire contre l’intérêt des capitalistes qui est de l’exploiter le plus possible. Les organisations réformistes comme l’UNEF prétendent valoriser la place de l’étudiant dans le système capitaliste, au détriment parfois des travailleurs, alors que nous sommes en rupture avec celui-ci.

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Plus largement, en tant que communistes, nous devons resituer ces réformes dans le contexte général, qui est à la crise du capitalisme, la concurrence entre États capitalistes, de même que l'affaiblissement de la conscience de classe.

 

En effet, c’est l’affaiblissement de la conscience de classe de la jeunesse d’origine populaire, conscience d’appartenir au camp des exploités, qui permet à la bourgeoisie de faire passer ces réformes comme étant dans l’intérêt de tous, alors que c’est uniquement dans l’intérêt du patronat qu’elle réforme l’université.

 

Cette tendance n'est pas irréversible, la marche en avant de l'humanité n'assurera pas le triomphe éternel de cette société inégalitaire et injuste. Le capitalisme est condamné dans ses propres contradictions. Les étudiants des milieux populaires sont un bataillon essentiel pour la victoire de tous les travailleurs. Les étudiants de classe populaire, futurs travailleurs, doivent retrouver la conscience de leurs intérêts communs avec l’ensemble du prolétariat. La jeunesse doit s’organiser politiquement pour résister et affronter le système capitaliste. Seule la construction d'un rapport de force peut permettre de repousser ce lot d'exploitation, de précarité et d'injustice.

 

Bien entendu, nous sommes en droit de vouloir une éducation, un savoir, une connaissance qui ne soit plus l’objet de profits des capitalistes mais la clé de l’émancipation de l’Humanité et de millions de prolétaires. Nous sommes en droit d’attendre de la société qu’elle nous fournisse à la fois un travail et l’occasion d’accéder aux savoirs. Mais tout cela ne peut se faire sous le capitalisme, nous devons donc nous organiser pour rompre avec ce système qui a fait son temps.

 

ABROGATION DE L'ARRETE LICENCE ET DE LA LRU !

CONSTRUISONS LE RAPPORT DE FORCES, CLASSE CONTRE CLASSE POUR CHASSER DU POUVOIR LES ENNEMIS DU PEUPLE !

RENFORCONS L'AVANT GARDE COMMUNISTE, ORGANISONS NOUS DANS LA JCML

 

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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 10:27

4EMENUMERO3La IIIème éditions des Journées de Formation et de Rencontre a lieu cette année à Oloron Sainte Marie dans les Pyrénées Atlantiques du jeudi 25 au dimanche 28 août 2011.

 

L'Etat et la Révolution

 

En quoi consiste la théorie marxiste-léniniste de l’Etat et de la révolution?

 

Quelles différences avec les autres idéologies?

 

Sur l'organisation

 

Le marxisme-léninisme et l’organisation. Quelle organisation pour les communistes?

Quelles déviations en matière d’organisation le marxisme léninisme combat-il?

 

Economie politique

 

L’économie politique étudie les lois de la production sociale et de la répartition des biens matériels aux différents stades du développement de la société humaine.

Parlant du projet de Manuel d’Economie politique, Staline proposait d’en faire « le livre de chevet des jeunes communistes ».

Quel est le point de vue marxiste-léniniste en économie politique?

 

Analyse politique de la France aujourd'hui

 

Quelle est la situation politique en France?

A quoi s’attendre à l’avenir?

 

 

 

Pour participer aux formations, envoyez un mail : jcml.nationale@yahoo.fr

Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 20:39

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Réforme universitaire après réforme universitaire,

Luttons pour nos intérêts de futurs travailleurs !

NON A LA REFORME LICENCE !

 

« L’arrêté licence » qui définit l’organisation de celle-ci est rouvert cette année, ce qui entraînera un inévitable lot de réformes contraires à nos intérêts de futurs travailleurs.

 

Le chômage, c’est le capitalisme !

 

Nous, jeunes de classe populaire, jeunes bacheliers, nous allons à la fac avec l’inquiétude de ne pas avoir d’emploi à la suite de nos études. Si nous allons à la fac, c’est parce que les portes des grandes écoles nous sont fermées par le biais des concours et celles des écoles privées par leur prix.

 

Nous nous accrochons pour réussir, malgré la misère, malgré que tout soit fait pour que nous échouions à l’université. Mais nous savons qu’un diplôme de licence ne nous protégera pas ni de la précarité ni ne nous permettra d’accéder à un travail à la mesure des efforts fournis pour réussir.

 

Les gouvernements successifs nous font du chantage au chômage. L’université produirait des chômeurs, selon eux, et devrait être réformée pour correspondre aux besoins du patronat. Ce n’est pas l’université qui produit du chômage. L’université n’est pas là pour produire des travailleurs, mais pour enseigner les sciences et les faire avancer à travers la recherche. En outre, c’est le système capitaliste qui est incapable de permettre le plein emploi. Lors des crises qu’il subit, il n’a plus besoin d’autant de travailleurs et jette des millions d’entre nous dans la misère.

 

Ce n’est donc pas en réformant l’université que nous sortirons de la précarité et du risque de chômage. Nous n’avons aucun intérêt à accepter la réforme que le gouvernement veut imposer.

 

D’autant plus que la réforme en discussion risque d’augmenter encore le chômage !

 

Les patrons élus dans les instances universitaires pourront préparer les maquettes des diplômes avec les facultés, ce qui leur permet d’avoir exactement les diplômes qu’ils veulent, hors de tout intérêt scientifique. La professionnalisation en licence a pour effet de produire des travailleurs qui sont des outils spécialisés, qui n’ont pas de possibilité d’adaptation en cas de changement des besoins des patrons, ce qui nous met dans une dépendance totale à l’égard des capitalistes.

 

Le gouvernement veut nous obliger à faire des stages obligatoires pour valider notre première année. Les entreprises préféreront piocher dans la masse de jeunes de licence qu’ils ne paient rien du tout ou très peu plutôt que d’embaucher des salariés. Les travailleurs des bassins où il y a beaucoup d’étudiants risquent d’avoir encore plus de mal à trouver un emploi.

 

Et que dire de notre situation de stagiaire ? Nous ne sommes payés qu’au-delà de deux mois et demi et encore, nous sommes payés une peccadille… sauf si nous bossons pour l’Etat qui s’octroie le droit de ne pas payer du tout notre stage ! Nous occupons pourtant un vrai travail. Quel cadeau au patronat que ces travailleurs surexploitables à merci !

 

Halte à la sélection sociale !

 

Réussir à l’université n’est pas lié à son mérite, mais avant tout à son origine sociale. Nous sommes très peu, enfants de classe populaire, à réussir notre licence et encore moins à réussir notre master. Notre moins grande proximité avec la culture bourgeoise, le fait que nous devions travailler, que nous ayons des problèmes pour nous loger, tout cela contribue à nous faire échouer. Et les gouvernements successifs n’ont de cesse que d’essayer de rigidifier la sélection sociale qui s’opère à l’université.

 

Le but de la réforme est de professionnaliser la licence de façon à ce que nous quittions la fac dès la fin de celle-ci et que nous ne tentions même pas de passer en master. La fac deviendrait un BTS en trois ans. Exit l’enseignement scientifique, sauf pour la minorité qui accédera au parcours « renforcé ». En effet, trois types de parcours de licence sont prévus : un parcours renforcé, pour les enfants de la bourgeoisie qui continueront en master, un parcours normal et un parcours de soutien, parcours light uniquement tourné vers le professionnel.

 

Nous mettre en concurrence, voilà l’effet de cette réforme. Et dans la concurrence, tout le monde ne part pas d’un pied d’égalité !

 

Et tous ces changements n’aboutiront à rien si ce n’est à nous soumettre encore plus au bon vouloir du patronat ! Ce qui nous attend, ce sont les mêmes petits boulots, la même galère !

 

L’Etat sert définitivement les intérêts des capitalistes. Nous n’avons rien à attendre de positif des réformes du gouvernement. Nous devons nous opposer à cette réforme qui va à l’encontre de nos intérêts de futurs travailleurs.

 

Cette réforme prend place dans un plan plus vaste, un plan d’austérité face  à la crise du capitalisme. Au sein de la France, nous n’en sentons pas encore tous les effets, contrairement à la jeunesse grecque, la jeunesse de l’état espagnol. Nous devons nous préparer à être attaqués sur tous les fronts !

 

Tant que durera le capitalisme, il continuera à s’enfoncer dans la crise et à nous enfoncer avec lui dans la misère. La solution que nous avons, c’est de rompre avec le système capitaliste, d’abattre l’Etat qui lui permet de fonctionner et de se maintenir par la révolution !

Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 00:21

QUEL AVENIR POUR LA JEUNESSE?

 

Nous sommes la jeunesse de ce pays, nous sommes plein de talents, d’énergie, de volonté.

Nous représentons l’avenir. Mais il est évident que nous pouvons exprimer notre potentiel et compétences dans cette société.

 

POURQUOI

 

Les jeunes ne partent pas tous égaux. Les jeunes issus d’un milieu bourgeois baignent dans leur culture dès leur enfance, entretiennent un réseau de personnes bien placées pour les aider, tandis que nous ne pouvons compter que sur l’école pour nous en sortir.

Mais l’école n’est pas faite pour que nous nous en sortions, au contraire ! Les gouvernements successifs disent favoriser l’égalité des chances, or chacun d’entre eux renforce la sélection sociale, l'injustice, réforme après réforme. Cette vérité est évidente : quelque soit notre mérite, notre intelligence, nous n'avons que peu de perspective d'évolution et d'émancipation intellectuelle et culturelle dans cette société.

Le capitalisme subit de plein fouet une violente crise économique. Nous nous apercevons de ses effets tous les jours, dans nos portes monnaies, dans celui de nos parents. Cette crise, qui ne fait que commencer, est normale. C’est dans les lois mêmes du système que se trouvent les causes de la crise et de son inévitable pourrissement. Nous n’en sommes pas responsables, mais c’est nous qui en faisons les frais.

Nos futures conditions de travail s’aggravent de jour en jour. Nos études nous préparent à devenir des outils spécialisés, répondant à des besoins immédiats du patronat, jetable dès qu’ils changeront. Ou, si elles ne nous préparent pas à un métier, à être pour les patrons une variable d’ajustement, à travailler dans une précarité (intérim, cdd) sans fin, sans pouvoir construire notre vie.

Le capitalisme est devenu incapable de porter l’innovation, le progrès scientifique, technique, social, et quand bien même il le fait, c’est uniquement au service des bourgeois. Toute notre énergie, il ne peut l’employer. Nous aurions tant à apporter au monde si nous étions dans un système qui permettrait à chacun de développer ses talents et capacités, si nous étions dans un système où, tous ensembles, nous ferions avancer les choses !

Seule une rupture avec le capitalisme peut permettre de construire nous-mêmes cette société. Mais le capitalisme ne s’effondrera pas tout seul : nous avons besoin de mener une révolution, c'est-à-dire de renverser l’état bourgeois et de construire un nouveau système économique où la propriété privée des moyens de produire les richesses n’existera plus : le socialisme.

La jeunesse, face à cet avenir bouché et bien sombre, a mené de nombreuses luttes ces dernières années, qui permettent d’empêcher la bourgeoisie de liquider tous nos droits.

Mais on en voit bien les limites. Nous ne sommes pas assez organisés pour vaincre face à l’appareil d’état (police, administrations, gouvernement) et nous avons besoin d’une organisation qui propose une réelle perspective à nos luttes : elle ne peut être que révolutionnaire. C’est ce que porte la JCML : rejoignez nous !

 

lycées

Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 08:48

Solidarité avec le personnel de ménage de Lyon II !

 

 

La JCML, organisation communiste de jeunesse est impliquée dans les luttes politiques et syndicales de la jeunesse populaire à l’université. En tant qu’organisation de classe, elle ne peut être que solidaire de la lutte menée actuellement par le personnel de ménage de l’université lyon II.

 

Les personnel de ménage de l’université sont en CDD et à temps partiel. Lors de son discours électoral, André Tiran avait promis de titulariser et de mettre à temps plein le personnel de Lyon II, promesse qui nous avait laissés plus que septiques. Avec la LRU, Lyon II est censée gérer elle-même son personnel, qui ne relève plus de l’Etat, mais celui-ci n’alloue que trop peu de moyens à notre université.

 

On en voit ici les résultats : si une poignée de personnel va être titularisée et pouvoir travailler à temps plein, la grande majorité du personnel d’entretien de Lyon II, ce qui fait des dizaines de personnes, ne va pas voir son contrat se renouveler ! A la rentrée 2011-2012, c’est du personnel extérieur qui assurera l’entretien et la tenue des locaux.

 

Aujourd’hui, vendredi 27 mai, nos camarades personnels d’entretien, des syndicalistes personnels et étudiants sont entrés dans le Conseil d’Administration de l’Université Lyon II pour faire part de leur colère suite à la soudaine décision de la présidence. André Tiran a refusé tout dialogue avec les femmes et hommes qui nettoient les locaux de son université et a préféré quitter le conseil d’administration, entouré d’une poignée de ses sbires, sous les huées.

 

La place des militants de la JCML et des étudiants de classe populaires est aux côtés de nos camarades personnels d’entretien, avec lesquels nous avons d’excellentes relations depuis des années. Les capitalistes, qu’ils soient du privé ou du public, ne cherchent que le profit et se moquent des conséquences de leurs politiques sur nos vies. Opposons leur la solidarité de classe et luttons pour la titularisation du personnel de l’université !

 

Vive l’unité des classes populaires !

 

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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 01:05

 

 

LETTRE OUVERTE DE LA JCML AUX ORGANISATIONS SE RECLAMANT DU MARXISME-LENINISME

 

LIBYE ET COTE D'IVOIRE: REPONDONS A L'APPEL DU ROC-ML, EN AVANT POUR COMBATTRE L'IMPERIALISME FRANCAIS !!

 

 

Camarades,

 

Le 21 mars 2011, le ROC-ML et la JCML lançaient un appel à l'unité d'action contre l'agression impérialiste en Libye. Aujourd'hui cela fait deux mois que ce pays est en permanence bombardé par les pays de la coalition dont la France. En même temps, la France est intervenue militairement pour renverser son ancienne marionnette Laurent Gbagbo afin de placer un nouveau dictateur fantoche à la tête de la Côte d'Ivoire. Mais il ne faut pas se tromper car Gbagbo, comme Khadafi sont du côté des oppresseurs des peuples et ont depuis longtemps livré leurs pays respectifs au pillage des impérialistes.

 

En tant qu'organisation communiste de jeunesse, nous dénonçons cette intervention impérialiste et plus particulièrement le rôle de la France, du gouvernement Sarkozy derrière lequel se groupe une union sacré allant des réactionnaires aux sociaux démocrates, tous défendant, plus que les autres cette politique impérialiste. De même, nous nous opposons à l'envoi des jeunes en Libye et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les en empêcher. Pas un seul jeune des milieux ouvriers et populaires ne doit mourir pour servir les desseins de l'impérialisme français !

 

Dans ce pays, aucune véritable force ne s'est levée et a fait campagne pour dénoncer l'attitude de l'impérialisme français. La plupart des organisations se réclamant du marxisme-léninisme ont pris position contre cette agression, c'est une bonne chose, mais leur dispersion ne permet pas de renverser le rapport de force. Bien au contraire, on ne parle plus aujourd'hui de l'intervention française en Libye et en Côte d'Ivoire parce que personne n'a déployé une force capable de s'opposer à cette guerre. 

 

Malgré des divergences idéologiques qui existent entre nos diverses organisations, nous avions le devoir de nous unir afin de combattre cette agression mais personne n'a repris la proposition du ROC-ML. Ici et là, localement, des organisations se sont unies sur la base de la proposition du ROC-ML, d'autres encore regrettent que leurs groupements respectifs n'aient pas répondu positivement au ROC-ML. Alors que nous bavardons ici en France, les bombes pleuvent sur Tripoli et Abidjan. Nous sommes responsables de notre inaction devant les peuples opprimés et si nous persévérons dans le refus de l'unité d'action que nous reproposons ici, alors nous serons coupables d'avoir manqué à notre devoir d'internationaliste et complice de crimes impérialistes pour n'avoir pas agi quand il le fallait.

 

Aujourd'hui vous êtes libres de refuser cette proposition unitaire mais il n'existe pas plus grand enchainement à l'impérialisme que de refuser d'unir nos forces pour le combattre ici en France. La JCML regroupe des jeunes marxistes léninistes, elle est la première organisation de jeunesse depuis plus de 40 ans et a choisi de se rattacher au ROC-ML parce qu'elle estime que c'est là où se trouvent les forces dynamiques capables de réaliser l'unité des marxistes léninistes de France. Par notre jeune âge nous représentons en grande partie l'avenir du mouvement communiste de ce pays. Nous avons dans notre ordre du jour la destruction de l'impérialisme français, que toutes les forces luttant réellement dans cette direction se mobilisent pour dénoncer l'intervention en Libye et Côte d'Ivoire.

 

Sachez que la JCML reprend le drapeau des luttes anti-impérialistes menées par nos aînés jeunes, de la lutte contre l'occupation de la Ruhr, la guerre du RIF, du soutien à la République espagnole, du combat pour l'indépendance de l'Algérie à la lutte contre la guerre du Viet-Nam, nous mènerons cette lutte jusqu'à la victoire !

 

Menons campagne contre l'agression impérialiste en Libye et Côte d'Ivoire (meeting, manifestations) !

 

En avant jusqu'à la libération des peuples opprimés par notre impérialisme !

 

La JCML

 

Le 20 – 05 – 2011

 

jcml.nationale@yahoo.fr

Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 19:19

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