N’oublions jamais la lutte des classes !
L’ensemble des contradictions qui agitent la société est, fondamentalement, rattaché à une seule : la lutte des classes. En effet, la société est divisée en deux classes principales, aux intérêts opposés : la prolétariat, qui produit la richesse, et la bourgeoisie qui l’exploite de par son contrôle sur les moyens de production. Le travail, qui est la force motrice vivante de la société, s’oppose donc au capital mort détenu par la minorité.
Les déclinaisons de ce combat sont nombreuses, notamment :
- Dans l’entreprise, les prolétaires s’opposent le plus radicalement à la volonté du patron concernant le temps de travail, les conditions de travail, la tyrannie de l’encadrement, les salaires de misère, la sécurité de l’emploi, etc. C’est la forme la plus directe de la lutte des classes.
- Dans les quartiers, la révolte d’un nombre croissant de jeunes fil(le)s de travailleur(se)s et de chômeur(se)s, non seulement face aux violences policières (arme de la bourgeoisie), mais aussi face à tout le système social qui engendre l’exclusion, prend des formes relativement violentes, même si elle reste encore très spontanée.
- La question de l’immigration est un moyen pour la bourgeoisie de diviser les travailleur(se)s, désignant des boucs émissaires, tout en exerçant une pression à la baisse sur les salaires : on justifie ainsi la répression et la surexploitation des travailleur(se)s étranger(e)s. Les luttes aux côtés de ces dernier(e)s (pour la régularisation, l’égalité des droits, etc.), est donc un axe essentiel de la lutte des classes en France.
- Dans le secondaire et à l’université, la lutte contre les mesures gouvernementales qui visent à soumettre totalement l’éducation aux intérêts les plus immédiats des capitalistes, est un aspect fondamental. Néanmoins, les luttes des classes à l’université prennent également la forme du rejet de l’élitisme et de la sélection sociale.
- Concernant l’écologie, la lutte de classe intervient dés lors que toute mesure sérieuse contre la destruction de l’environnement (qui frappe d’abord les plus vulnérables, donc les travailleur(se)s), ne peut être prise qu’en s’attaquant aux intérêts capitalistes.
- Concernant le logement, un conflit intervient entre les locataires et privé(e)s de logement d’un côté, et les principaux propriétaires, qui soit sont eux(elles)-mêmes capitalistes, soit lié(e)s aux intérêts capitalistes de l’autre, ceux et celles qui ont accédé à la propriété de leur propre logement se trouvant en position intermédiaire. C’est une forme subsidiaire de l’extorsion de la richesse par la classe dominante.
- La lutte contre l’appareil d’Etat bourgeois et le gouvernement, c'est-à-dire non seulement contre ses orientations politiques, mais aussi contre son rôle de répression des masses et de conseil d’administration du capitalisme est un aspect très important de la lutte des classes.
- Sur le front de la culture, une lutte gigantesque se mène également entre les idées, représentations et styles bourgeois et ouvriers. L’élitisme, l’académisme ou bien à l’inverse l’abrutissement du peuple par les « mass-media » capitalistes de même que l’idéalisme, sont notamment à combattre dans ce cadre.
- Au sein même du mouvement ouvrier, la lutte de classe se manifeste également par la lutte entre celles et ceux qui représentent les idées et intérêts capitalistes à l’intérieur même de notre camp, et celles et ceux qui défendent un ligne de classe révolutionnaire : c’est ce qui explique tant la trahison d’appareils qui furent pourtant autrefois des appareils seins, que la restauration du capitalisme dans les pays ou le prolétariat avait pris le pouvoir.
Cette lutte embrasse tous les domaines, entraîne tous les individus, et accule tous les groupes situés en position intermédiaire entre ces deux classes à prendre position d’un côté ou de l’autre. Les jeunes marxistes-léninistes ancrent bien sûr leur combat au sein du prolétariat ouvrier et employé. Ils se battent également pour entraîner dans le camp du prolétariat et de la révolution toutes et tous les exclu(e)s (lumpenprolétariat), ainsi que la petite bourgeoisie (artisan(e)s commerçant(e)s, professions libérales, cadres, etc.), et l’aristocratie ouvrière (personnes issues de la classe ouvrière qui, dans les pays riches, bénéficient des subsides de l’impérialisme) qui sont victimes elles aussi de la dictature capitaliste. En dernière analyse, cette lutte est une lutte pour le pouvoir : certaines classes sont victorieuses, d’autre sont éliminées. Le rôle d’une organisation communiste consiste donc à préparer et à mener jusqu’au bout la prise du pouvoir par le prolétariat et son exercice.


