Communiqué suite à la mobilisation no tav du 3 décembre

Publié le par JCML

 

 

 

 

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Le 3 Decembre, le sommet entre le président français Hollande et le Président du conseil italien Monti a eu lieu à Lyon. Le but de ce sommet était d'accorder la politique des deux états sur la question de la poursuite de la construction de la ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin.

 

Les politiques français investissent dans des projets pharaoniques afin de servir leurs ambitions personnelles et d'engraisser les patrons du BTP, comme le second aéroport de Nantes ou l'OL Land. L'Union Européenne finance une politique de développement des lignes à grande vitesse, dont le Lyon-Turin n'est qu'une petite partie. Ces constructions sont là pour faciliter l'exploitation de la main d’œuvre la plus bon marché des pays européens. A terme, il s'agit d'aller de Lisbonne à Kiev. Et au passage, les capitalistes et les patrons du BTP (souvent mafieux en Italie) s'en mettent plein les poches.

 

Cette débauche de 26 milliards d'€, dont les finances peinent à être trouvées, ne conduira pour le Val-De-Suse déjà surchargé qu'a de nouvelles nuisances et expropriations. Depuis 20 ans les habitantEs du Val de Suse mobiliséEs dans leur grande majorité. Ils et elles mènent une lutte exemplaire, opiniâtre et courageuse.

 

Le sommet de Lyon à donc bien évidemment poussé à une mobilisation des deux cotés de la frontière pour condamner ce projet. Dans cet esprit un rassemblement pacifique avait été prévu, place des Brotteaux. Des bus ont permis à 600 habitantEs du val et militantEs italienNEs de participer au rassemblement.

 

Cependant, la police s'est déployée dans des proportions importantes pour des opérations visant tout d'abord à empêcher la mobilisation. Des la nuit précédente, la police a mené des opérations harcèlement contre les lieux militants. Les bus italiens ont été retardés par maints et maints contrôles. Elle a suivi et menacé les militantEs se rendant sur place, procédé à des rétentions et des contrôles d'identité sur touTEs ceux qui pouvaient être suspectés d'aller sur le site. CertainEs ont également été placéEs en garde à vue. Plusieurs de nos militantEs ont été interpelléEs et relâchéEs dans la journée. Plus d'une cinquantaine d'interpellations ont été effectuées. Nous sommes solidaires de touTEs les interpelléEs de cette journée.

 

Toute la zone rouge est devenue un terrain militaire, de loi martiale. La police avait élevé des encagements pour transformer Lyon en un vaste camp retranché. L'hélicoptère a fait son retour, fait régulier à Lyon depuis la réforme des retraites. Si le rassemblement prévu place des Brotteaux a bien eu lieu, il a été rapidement encerclé d'un cordon infranchissable pour qui voulait en sortir, transformant le rassemblement en garde à vue en plein air - air froid et humide en cette soirée de décembre, ponctuée de charges de policiers et de tirs de lacrymogènes.

 

A la patrouille de ce sinistre appareil dans le ciel de la ville, au déploiement policier contre les manifestantEs, il y avait une explication simple. Dans le cas actuel, la logique, l'explication politique, serait difficile à trouver sans faire preuve de la plus grossière mauvaise foi de la part de ceux qui l'ont mis en place.

 

 

Que faut il comprendre de l'attitude de ceux et celles qui ont choisi d'écraser ainsi l'expression des opposantEs au TAV ? Elle laisse bien supposer qu'ils n'ont aucune confiance (ni volonté) dans la possibilité d'un débat démocratique sur des questions pourtant avancées comme « d’intérêt général ». C'est est encore une fois le reflet de la dictature de la bourgeoisie, qui contraint lorsqu'elle ne peut convaincre, et peux plus se payer le luxe d'une façade démocratique.

 

Elle est une démonstration encore une fois de la véritable limite des droits démocratiques et dévoile encore une fois sa nature de classe, d'instrument au service des exploiteurs contre toute opposition, aussi minime soit elle.

 

Apprenons de notre expérience. Pour nous, cela n'est qu'une démonstration de plus. Elle ne fait de découvrir encore plus le visage du gouvernement, qu'il soit PS ou UMP, et qui poursuit la même politique, pantins qu'ils sont de la même classe sociale.

 

Entre l'hypocrisie face aux revendications des travailleurs et des travailleuses qui luttent contre les licenciements, la répression des roms, la bataille menée contre les opposantEs à Notre Dame des Landes, l'interdiction des contre manifestations lors des mobilisations homophobes, les opérations policières massives contre les sans papiers à Lille, la coupe est déjà pleine.

 

Espérons le, finies les illusions que peuvent avoir certains sur le «socialisme » du PS, sur son appartenance à la gauche. La politique que se permet de mener le ministère de l’intérieur, politique est en dernière analyse beaucoup plus agressive et osée que celle de ses prédécesseurs, fort du soutien désormais, et des applaudissements de la « gauche » et de la droite.

 

Ce gouvernement fantoche aux service des bourgeois, des patrons, nous n'en voulons plus. Assez d'illusions, passons à l'action !

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