Mercredi 17 juin 2009

 

 

            Dimanche 7 juin 2009, se tenait le scrutin pour les européennes histoire de savoir qui serait nommé pour aller « représenter » le peuple dans la coquille vide qu’est le Parlement Européen, pour aller aux séances de bavardages où aucune grande décision ne peut sortir et, surtout, se faire payer 7000€ mensuels pour ces hauts faits.

 

            Le résultat est sans équivoque : 43,09 % d'abstention pour l’ensemble de l’Union Européenne, taux de participation le moins élevé depuis 1979, soit les premières élections européennes.

 

            Il apparaît clair que les travailleurs ne se sont pas déplacés pour quelque chose qui apparaissait inutile à leurs yeux, qui ne pouvait non seulement ni régler la crise actuelle et les difficultés auxquels ils sont confrontés, mais ne pouvait en fait qu'aggraver leur condition d'esclaves salariés.

 

            Le taux de participation bat des records de faiblesse pour les pays de l’Est ( En moyenne 30% de participation, 19% pour la Slovaquie!), où les travailleurs se rendent bien compte que, loin de la prospérité promise par leurs politiques, ils ont été trahis et vendus aux impérialismes européens occidentaux et que leurs pays sont réduits une fois de plus au rang de pays dominés (comme autrefois par le social-impérialisme « soviétique ») par les puissances occidentales.

 

            En France, l'abstention se monte à plus de 50% et l'on peut voir que ce sont les classes populaires qui ont fourni le gros des troupes à la « liste » du refus de l'Europe des impérialismes.

 

            Il faut dire que la campagne n'était clairement pas une priorité pour les partis du capitalisme, comme si nos dirigeants hésitaient à forcer sur le trait, de peur que les peuples ne se soit trop sentis pris pour des cons après le référendum sur la Constitution.

            Mais comme il faut bien aller à la soupe, et refourguer au Parlement les fusibles (pardon les ministres) grillés comme l'inimitable Rachida Dati, l'UMP est quand même allé au « charbon » électoral, tablant sur un effondrement du PS.


            Et effectivement, le Parti Socialiste a vu récompensé ses efforts dans sa défense sans faille des intérêts des travailleurs et est brillamment passé a moins de 20% des suffrages exprimés. Nous jèterons un voile pudique sur les querelles de chefs, et nous nous contenterons de remarquer que malgré la crise actuelle, les socialistes ne peuvent plus tromper bien plus longtemps les classes populaires, dans les élections comme dans la réalité des luttes quotidiennes des travailleurs.

 

            Mais le PS est talonné par les Verts, qui, nous n'en doutons pas, sauront grâce à leur meneur anti-communiste (et passé du gauchisme tapageur au droitisme le plus bêlant) pouvoir buller en toute conscience écologique pendant 5 ans à Strasbourg (Séjour tous frais payés).

            Apparemment, personne ne les a prévenu que le Parlement ne disposant d'aucun pouvoir réel (sauf le droit d'être en accord avec les intérêts impérialistes, droit inaliénable si il en est dans la démocratie bourgeoise), à part écrire une déclaration sur la nécessité de bien refermer le robinet en se lavant les dents, les réformes écologistes de portée mondiale risquent de se faire attendre quelque peu.

 

            François Bayrou, égal à lui-même devra ronger son frein jusqu'à sa prochaine défaite. En attendant, le PS lui proposera bien une petite alliance, histoire de se sentir moins seul dans l'adversité et dans l'opposition radicale contre le monopole du sarkozysme dans la représentation bourgeoise dans l'appareil d'État.

 

            Le Front National, malgré les départs de chefs, estimant que le népotisme d'extrême droite au profit de la fifille à son papa ne suffit pas à combler leur désir profond de devenir leaders de la nation française régénérée, se maintien et, tel un chef scout à son énième jamborée, crie « toujours prêt » à l'État impérialiste, au cas où ses services seraient nécessaires pour combattre les vils gauchistes qui hantent nos campagnes d'ordinaire si tranquilles.

 

            Passons aux listes de l'« Europe Sociale »...


            Une minute de silence pour la liste « Lutte Ouvrière » est de rigueur. Après avoir avoué que le fait d'avoir mis ces listes ne servait à rien (en les proposant quand même histoire de rigoler un bon coup et d'essayer de surfer sur le refus de l'UE par les masses), le parti trotskiste repart avec un 1,2% comme lot de consolation.

 

            Plus heureuses, les deux principales listes de la gauche radicale s'en sortent mieux...plus ou moins.

 

            La victoire populaire du « Front de Gauche », avec un beau 6,05% (c'est à dire environ 3% des électeurs) ne laissera dubitatif que les gauchistes chagrins qui feront le calcul suivant : l'union du PcF moribond et de la gauche de la social-démocratie, n'aura pas réussi à faire mieux que les scores habituels du Parti du communisme en mousse.

            L'humanisme petit-bourgeois du PcF n'aura, en fin de compte, réussi qu'à vider les rangs de ce qui fut un temps (si,si) la SFIC (Section Française de l’Internationale Communiste), porteuse des espoirs des travailleurs révolutionnaires.

 

            Enfin, le NPA, n'ayant même pas pris la peine de mettre son VRP officiel en tête de liste, sûr de la victoire éclatante de l'anti-capitalisme du mégaphone, se ramassent avec 4,98%  des voix, et essayent tant bien que mal d'accuser le PS pour avoir poussé les masses à se désintéresser des élections européennes. Sans sièges et avec le score habituel, l'ex-LCR veut y voir une victoire et le fait que le NPA serait désormais une force nationale. (Les mauvais esprits qui auront compris fArce nationale seront dénoncés comme « staliniens »)

 

            Maintenant que le cirque électoral des européennes est momentanément fermé, redevenons sérieux.

            Il est clair que seuls les communistes qui, comme le ROC-ML et les JCML, ont dénoncé l'Union Européenne comme un club de puissances maffieuses, qui utilisaient l'idée d'une Europe unie pour mettre en avant leurs intérêts impérialistes, sur ce continent comme ailleurs, étaient réellement sur des positions populaires. Ces communistes ont combattu seul, une Union Européenne dont certaines puissances impérialistes comme la France, l’Allemagne, et d’autres profitent de l’entrée de pays faibles économiquement et dépendants pour les piller, profiter du bas coût du travail : c’est le cas pour les pays de l’Est !

 

            La dénonciation juste des maux qu'engendre cette alliance des capitalistes (Institutions Antidémocratiques, Chasse aux travailleurs étrangers, Guerres impérialistes, Mirage de l' « Europe Sociale » et Exploitation Accrue) est celle qui nous différencie des organisations qui :

 

                        -Prônent le réformisme, assumé ou dans les faits, en Europe (alors qu'ils sont incapables de le mener à bien, ne serait-ce qu'en France)

 

                        -Prônent le nationalisme, réclamant le retour à la souveraineté soi-disant perdue d'avant 1992 (et dont on se demande à quoi elle diffère de celle d'aujourd'hui, le Parlement Français se resservant tout droit d'application des directives européennes)

 

                        -Prônent le retour au règne des Trente Glorieuses et du réformisme « radical » de la petite-bourgeoisie, sur le dos des peuples colonisés. C’est le cas du PS au NPA, et nous voyons bien que cette social démocratie, surtout son aile de droite, a fait faillite à ces élections (PS). Pas étonnant, la bourgeoisie avec la crise actuelle ne peut plus se permettre de redistribuer les miettes engendrées par les surprofits dégagés par l’impérialisme français, et les classes populaires tendent à se détourner d’un réformisme qui n’est pas autre chose que réactionnaire car voulant revenir à une époque du capitalisme désormais révolue, celle du capitalisme « gentil » et florissant. Cela s’est fait sentir lors de ces élections et lors de la dernière journée de mobilisation samedi 13 juin où l’on a pu observer que le fossé s’était creusé entre ceux qui souhaitent toujours plus acheté la paix sociale, signer des papelards avec le patronat, c'est-à-dire les centrales syndicales et ceux qui souhaitent passer à autre chose, à une lutte pour défendre leur dignité, leur famille, leurs conditions de vie, c'est-à-dire la majorité des travailleurs.

 

            Et, seuls dans la rue, malgré la fournée d'organisations ayant essayé de s'approprier un refus populaires, ces communistes ont défendu leurs mots d'ordre, en expliquant et en mettant en avant leurs positions. Si ces élections étaient inutiles, notre travail ne l'était certainement pas, et beaucoup de nos plus récents camarades y ont fait leurs premières armes, voyant la différence entre la réception par les masses des mots d'ordre vides des partis petit-bourgeois, et de ceux de boycott et d'abstention que nous avions adopté, en partant d'une ligne juste et en reprenant ce que la conscience politique des travailleurs leur dictait.

 

            Le mot d'ordre que nous avons mis en avant (ABSTENTION POPULAIRE) était suivi de celui-ci (POUR UNE EUROPE UNIE PAR LE DRAPEAU ROUGE).


            Mettons ce dernier en pratique, en essayant de travailler à la tenue de véritables liens internationalistes et en mettant en avant le projet de révolution socialiste, qui casse les vieilles frontières bourgeoises, vers une unité des travailleurs, en Europe et dans le Monde, dans toute notre propagande!

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Mardi 2 juin 2009
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Lundi 1 juin 2009
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Dimanche 31 mai 2009

le tract en pdf


TOUTE LA JEUNESSE REVOLUTIONNAIRE DOIT SE DRESSER CONTRE LES IMPERIALISMES EUROPEENS



QU’EST CE QUE L’UNION EUROPEENNE? 

 

On nous présente l’Union Européenne comme une Europe des peuples, qui avancerait bon gré, et parfois malgré ces peuples, à cause des fameux chauvinismes locaux et d’une « évidente » xénophobie. Même avec certains viols démocratiques criants, l’Union Européenne suivrait le but vertueux de l’unité en Europe, avec peut-être en prime, la création d’États-Unis d’Europe.

La réalité qui se cache derrière le rideau de fumée rose bonbon que nous offrent politiques, médias et patrons est bien autre.

 

 

UNE ALLIANCE DE CIRCONSTANCE 

 

Des pays que tout opposait, intérêts économiques et coloniaux contradictoires, concurrence au niveau international, ont décidé en 1957 de se regrouper au sein de la C.E.E., mais pour quelle raison? Uniquement parce que les puissances européennes se sont rendues compte qu’elles étaient déclinantes et non seulement concurrencées par des États-Unis, mais aussi menacée par l’émergence d’une nouvelle puissance impérialiste : l’Union Soviétique, après que les révisionnistes eurent eu raison du pouvoir ouvrier dans les années 50. Le projet d’Europe Nouvelle, chère aux collaborateurs et laquais de l’Allemagne nazie (parmi lesquels ont trouve bizarrement nombre de pères fondateurs de l’Europe) renaissait pour faire face à une concurrence internationale accrue par l’arrivée d’une nouveau joueur redoutablement puissant, et aidé par des organisations soi-disant anti-impérialistes dont le principal souci était la collaboration de classe.

La désintégration de cette Union Soviétique devenue contre-révolutionnaire et égale en fait à tout impérialisme, loin de soulager les impérialismes européens (qui y virent néanmoins un moyen de s’approprier des miettes de l’effondrement de celle-ci) leur fit découvrir de nouveaux concurrents : Japon dans les années 80, et aujourd’hui la Chine (entre autres).

Face à cette concurrence l’Europe est tout sauf unie, car les rivalités entre impérialismes, même menacés, subsistent. On le voit aujourd’hui, face à la crise, malgré une unité de façade, les pays de l’Union Européenne commencent déjà à sauver leurs intérêts, à protéger leur pré carré et à se déchirer pour espérer conserver ou acquérir une position dominante dans la région. Cela n’est pas plus la faute d’un nabot mégalomane que d’une teutonne autiste, mais est le constat de la persistance, envers et contre tout, des contradictions inter-impérialistes. Dès aujourd’hui, alors que le budget moyen des états puissants européen équivaut à 1/5ème du P.I.B. (19% pour la France), l’essentiel du budget européen équivaut à 0,7% des recettes de chaque état ! Cela montre bien que l’Europe et l’unité des peuples européens passe après le fonctionnement d’une alliance de circonstance et les frais de fonctionnement de directives communes. Comment croire nos gouvernements, nos patrons et nos «élites» quand ils nous disent que l’Europe à les moyens de régler le problème de la crise, alors que chaque impérialisme cherche d’abord à sauver sa peau?

Et alors que ces conflits entre impérialismes européens s’aggravent et éclatent au grand jour, le prochain Parlement Européen sera impuissant, tout comme ses prédécesseurs.

 

 

DES INSTITUTIONS ANTI-DEMOCRATIQUES

 

Ce Parlement Européen est présenté comme la quintessence de la démocratie européenne. Or, hormis l’éviction symbolique de l’épouvantail xénophobe Le Pen, qu’à fait ce Parlement pour les peuples? Que PEUT-il faire?

Prenons l’exemple des jugements rendus en 2007-2008 par la Cour de Justice Européenne qui affirmait la primauté des droits des entreprises sur le droit des salariés et cela, le Parlement, (car quand même, ça la fichait mal quand on veut vendre l’idée d’europe démocratique) malgré ses tentatives et ses résolutions, il n’a rien pu y faire, preuve de son impuissance.

Car cette assemblée de beaux parleurs n’a aucun pouvoir législatif, et est soumise au Conseil des Ministres (représentant les intérêts spécifiques à chaque impérialisme) à la Commission Européenne (qui applique réellement les décisions) Ce sont ces institutions non-élues et désignées par les gouvernements réactionnaires qui tiennent les rênes de l’Union Européenne, à grands coups de décrets et directives. Les patronats européens s’en servent pour s’en enrichir, et ne sont que trop heureux d’accuser l’Europe pour se dédouaner.

Qu’à fait l’Europe contre les délocalisations, les abus patronaux, la crise et pour le pouvoir d’achat des travailleurs? Comment pourrait-elle faire autre chose que de favoriser le patronat, alors qu’elle a été crée dans ce but même par les impérialismes espagnols, français, allemands, britanniques, suédois, italiens, etc? Alors qu’elle est gouvernée par le lobbying des monopoles et des conglomérats?

Voter pour le Parlement, c’est voter pour des politiques inutiles payés 7.000 € par mois (Un salaire qui les aidera à rester au plus près des problèmes des travailleurs en cette période de crise.) et que le député soit intègre et désireux de bien faire n’y changera rien, il sera confronté à des institutions crées pour neutraliser toute critique poussée. Quand au député véreux, voulant sa place au soleil et prêt à se vendre il y trouvera son compte.

Et lorsque les peuples se rebellent contre l’autoritarisme avec lequel leurs gouvernements leurs imposent des standards européens, lorsque les peuples tentent d’utiliser leurs droits démocratiques, forcément limités par le capitalisme, ces maigres droits leurs sont déniés ! Que ce soient les danois refusant le Traité de Maastricht, les français et les néerlandais la Constitution Européenne, et probablement les Irlandais, seul peuple ayant eu le droit d’exercer un semblant de souveraineté populaire : tous ces « mauvais votes » sont purement et simplement ignorés par les gouvernements nationaux. Et une fois que l’on vous a forcé la main, tintin ! Vous n’avez de mot à dire que pour élire un Parlement croupion, servant de chambre d’enregistrement des édits impérialistes.

 

 

L’ELARGISSEMENT DE L’UE EST UN ELARGISSEMENT DE L’EXPLOITATION

 

L’Europe est le fruit de l’alliance de puissants impérialismes, bien qu’en déclin, et ceux-ci, loin de vouloir les laisser aux États-Unis et à la Chine (pour ne parler que de ceux-ci) défendent bec et ongles leurs pré carrés en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, et dans le reste du monde, et asservissent déjà des milliards d’être humains pour transformer leur travail en profits pour une minorité possédante : la bourgeoisie. Mais loin de se satisfaire de cette exploitation, les capitalistes européens, en butte à la concurrence internationale, cherchent à défendre leur beefsteak en Europe même.

Les élargissements survenus depuis 2005, sont présentés comme les retrouvailles entre frères depuis trop longtemps séparés. Derrière ce roman à l’eau de rose se cache une réalité bien plus terne : ces pays disposent d’une main d’œuvre à bas prix, disponible pour de vieux pays impérialistes qui ont, pour le malheur de leurs patronats, une main d’œuvre plus exigeante, demandant le respect d’acquis sociaux et de salaires suffisants, faute d’être dignes.

Quelle forme prend cette exploitation? -Utilisation de ces pays comme ateliers de puissances industrielles : L’Allemagne est l’une des bénéficiaires de cette expansion vers l’Est, et la reconstruction d’une nouvelle Mittleuropa lui permet d’y produire des pièces qui sont assemblées ainsi dans les industries allemandes afin de créer des produits « Made in Germany ». -Mainmise sur la capacité financière et commerciale de ces pays, aussi faible soit-elle Comme lors de l’achat de 98% de la première banque bulgare par des financiers allemands et italiens.

Tous les impérialismes profitent de cette expansion et se servent de ces pays « frères » comme des sous-traitant et des marchés pour leur propre enrichissement, et sans tenir compte des intérêts des populations. Ainsi l’Europe de l’Est est devenue une dépendance industrielle et commerciale de l’Europe de l’Ouest, situation guère différente au fond de ce qu’elle subissait sous le joug social-impérialiste soviétique.

 


UNE EUROPE DE PAIX ET DE LIBERTE?

 

L’un des points de la propagande pro-européenne est le fait que désormais,nous ne nous faisons plus la guerre, que l’Europe est pour la paix dans le monde. Les guerres sanglantes, les bombardements les massacres de civils et de travailleurs dans les tranchées et dans la boue aurait fait de cette Europe aux mains de sang, une douce et blanche colombe. Soyons réalistes, non seulement l’Union Européenne n’a réussi à empêcher une seule guerre, mais elle à laissé les impérialismes la composant les provoquer et s’en servir, jusque dans le massacre des populations (Côte d’Ivoire, Rwanda, Tchad pour ce qui est de la France, Ex-Yougoslavie, Kosovo pour l’Allemagne, envoi de troupes dans les expéditions de l’OTAN pour de nombreuses puissances européennes, etc.). Pourquoi? Par impuissance? Ou plus vraisemblablement parce que les impérialismes composant l’Union Européenne la manipulent complètement et ne s’en servent que lorsque cela leur est utile et la laissent au placard lorsqu’elle ne peut servir leurs intérêts.

Quand à la liberté de circuler, contentons nous de constater que si les marchandises et les capitaux en jouissent parfaitement et sans entrave aucune, nous ne pouvons en dire autant pour les travailleurs. Que ce soient les travailleurs immigrés, payés au lance-pierres une misère et pourtant nécessaire à la richesse des impérialismes, les travailleurs issus des nouveaux pays membres qui doivent subir des réglementations afin de rester une main d’œuvre rentable dont peu payée et corvéable à merci, tous ne peuvent circuler qu’avec l’accord des impérialismes, qui se retranchent derrières des barrières entre leur richesse, et la misère de ceux qu’ils ont exploités pour l’obtenir. Les réfugiés économiques, politiques, où pour tout autre raison de bénéficient jamais de cette liberté que possèdent les biens de la bourgeoisie. Encore une fois, les profits valent mieux pour la bourgeoisie que la dignité humaine.

 

 

L’ILLUSION DE « L’EUROPE SOCIALE »

 

Face à tout cela, nous trouvons sur notre chemin les prophètes d’une Europe Sociale, opposée à une Europe Ultra-Libérale. Nous ne sommes évidemment pas opposés à l’Europe Sociale, où l’union se fasse dans l’intérêt de tout les peuples, sur l’émancipation réelle des travailleurs de tout un continent. Mais ce n’est pas le propos de cette extrême-gauche de contrebande. Ce que veulent les chantres de l’anticapitalisme à deux euros, c’est se servir du Parlement pour tenter de contrer une politique ultra-libérale, bien que nous savons que le Parlement n’est rien d’autre qu’une coquille vide.

Admettons qu’ils y parviennent, que sont leurs propositions? Combattre le patronat et la bourgeoisie dans un cadre légal? Cela ressemble fort soit à une grande naïveté alors que ceux-ci disposent de tous les moyens (État, Union Européenne, pouvoir économique, médiatique et militaire) pour les en empêcher, soit à un tour de prestidigitation afin de convaincre les travailleurs de porter au pouvoir les représentants d’une minorité petite-bourgeoise qui souhaite désespérément de revenir aux Trente Glorieuses. Car à cette époque, le déclin des impérialismes européens était moins rapide et moins prégnant. Alors ceux-ci, dans leur grande générosité, distribuaient une petite part des profits qu’ils engrangeaient pour acheter la paix sociale. Ce n’est pas le manque de solidarité internationale, ni l’exploitation qui fait bouger les « communistes » de bazar, c’est le regret des chaines dorées qu’offrait la bourgeoisie aux travailleurs.

 

 

QUELLE EST L’EUROPE QUE NOUS VOULONS?

 

La jeunesse révolutionnaire et les communistes ne veulent plus d’une Europe basée sur l’exploitation, la guerre, la misère de la majorité pour l’opulence d’une minorité, nous déclarons que la seule unité européenne populaire pourra être celle-ci:

 

CELLE D’UNE FEDERATION DE PEUPLES UNIS NON PLUS PAR L’EXPLOITATION, MAIS PAR DES RELATIONS FRATERNELLES C’ELLE D’UNE EUROPE GUIDEE PAR LES INTERETS DES TRAVAILLEURS ET DIRIGEES PAR LES TRAVAILLEURS CELLE D’UNE UNION SOUCIEUSE DE LA SITUATION DE TOUS LES PROLETAIRES, SUR SON SOL COMME AILLEURS.


CETTE EUROPE LA EST POSSIBLE, EN SUIVANT LES ENSEIGNEMENTS QUE NOUS A DONNE L’EXEMPLE D’OCTOBRE 1917 ET DE L’UNION SOCIALISTE QU’ELLE A ENGENDREE, NOUS LA CREERONS EN BRISANT LES UNIONS IMPERIALISTES


ABSTENTION POPULAIRE AUX ELECTIONS EUROPENNES POUR UNE EUROPE UNIE PAR LE DRAPEAU ROUGE

Par JCML - Publié dans : communiqués - Communauté : Encyclopédie- Marxiste
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Dimanche 10 mai 2009
LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER !

Certains considèrent que la grève étudiante touche à sa fin et que la mobilisation du 1er mai trouverait son débouché naturel dans les élections européennes du 7 juin prochain. Navrés de les décevoir, mais il n’en n’est et n’en sera rien !


LA LRU, C’EST LE CAPITALISME !

Depuis 1 an et demi, et particulièrement depuis 3 mois, de nombreux étudiants et personnels mènent une lutte acharnée contre la LRU.

Le capitalisme est un système aux abois, embourbé dans une crise aiguë, qui ne peut induire de sa part qu’une férocité encore plus grande. Voilà pourquoi le patronat et le gouvernement à sa solde ne font que multiplier les attaques à notre égard (on le voit notamment avec la réforme des hôpitaux qui prévoit entre autres d’aligner les tarifs du public sur les cliniques privées).

Les étudiants mobilisés de même que l’ensemble des travailleurs et de la jeunesse populaire savent aujourd’hui très bien que les réformes gouvernementales n’ont pour but que de maintenir à bout de bras le système capitaliste, tout en leur faisant payer la note. Aujourd’hui, de tous les secteurs monte l’accusation massive du système capitaliste comme la cause fondamentale de la régression généralisée. Le combat ne fait donc que commencer.

La lutte des étudiants n’est pas simplement une lutte économique, contre une réforme. Dans cette lutte les étudiants ne sont pas seuls et ne sauraient vaincre seuls.


VERS LA GREVE GENERALE !

L’objectif à moyen terme doit être de construire la grève générale. Non pas cette comédie pitoyable des directions syndicales – pieds, poings et volonté liés à l’Etat bourgeois et aux capitalistes- qui consiste en « journées d’actions » sans lendemains, ne visant qu’à maintenir les masses dans la passivité. Au contraire, il s’agit bien de construire la grève générale politique qui affrontera le capitalisme, le gouvernement et l’Etat bourgeois.

Pour que cette grève générale soit une réalité il faudra une structure unie et centralisée pour la préparer et l’organiser malgré l’obstruction des directions syndicales. On ne saurait concevoir une telle bataille sans une structure collective nouvelle, réunissant les éléments les plus combatifs, et dévolus à cet objectif de grève générale politique. On ne saurait se limiter à appeler les travailleurs à venir spontanément dans des AG appelées et organisées par les étudiants.

Les travailleurs guadeloupéens ont montré un exemple d’une telle structure (le LKP). A Lyon nous disposons du collectif Tous Ensemble, collectif interprofessionnel qui milite pour un appel uni à la grève générale.

La grève générale constitue l’aboutissement logique du mouvement de masse en développement. La grève générale est nécessaire car elle marquera un degré bien supérieur dans la guerre de classe qui oppose les masses autour du prolétariat contre la bourgeoisie. Il convient néanmoins de tordre le cou à certaines illusions qui accompagnent cette volonté de la grève générale.

Si la grève générale pourra nous permettre de freiner, voir de faire temporairement céder la bourgeoisie et le gouvernement sur leur plan général de liquidation des acquis sociaux, la grève générale ne s’en prendra pas aux fondements de la société et de l’économie. A la première accalmie, le système capitaliste et son gouvernement reprendront leurs esprits, et, partant de là, l’offensive. Ils continueront leur ravages au delà de la grève générale. Si elle est une étape supérieure à celle où nous sommes actuellement (ce qui justifie que nous y mettions franchement notre énergie), la grève générale n’est pas la fin du capitalisme.


RENVERSER DEMAIN LE SYSTEME CAPITALISTE !

Le renversement du capitalisme passe par la prise du pouvoir par le prolétariat et par l’instauration d’un régime socialiste en France.  Le socialisme, société dirigée par les masses populaires, prolos en tête, mettant l’ensemble des moyens de production au service de la collectivité, et ouvrant la voie à une société sans classe ni Etat, constitue la seule alternative crédible au système économique actuel.

En terme d’alternatives comme en terme de lutte, cela fait bien longtemps que la « gauche » et l’ « extrême-gauche » officielles ont montré leur faillite. De faux-fuyants en trahisons ouvertes, elles ne font plus que se traîner à la remorque des revendications les plus minimales du mouvement de masse, s’opposent à leur convergence, mendient des « négociations » dans les pires conditions, et s’enlisent dans d’assomm antes campagnes électorales. Cette faillite ne fait plus mystère pour grand monde.

Face à cela, la construction de nouvelles organisations s’impose, animées d’un esprit radical, combatif, déterminé. La remise au premier plan de l’objectif révolutionnaire est de mise. Au premier plan de ces organisations, c’est d’un parti communiste dont nous avons besoin.

Dès aujourd’hui, il faut renforcer le tissu organisé combatif. Il faut renforcer les organisations résolues à s’engager dans la voie révolutionnaire et les organisations de masse, les organisations qui poursuivrons le combat même au delà de la grève, quand les beaux-parleurs et autres m’as-tu-vu, opposés au rôle de l’organisation seront rentrés chez eux.

C’est pour cela que nous appelons les étudiants grévistes désirant s’engager contre le capitalisme, le gouvernement et l’Etat bourgeois à rejoindre la FSE ; et les étudiants grévistes souhaitant s’engager à lutter pour faire de la France un pays socialiste à rejoindre les JCML, dont l’objectif à court terme est, avec d’autres organisations, la constitution d’un parti communiste marxiste-léniniste.



JEUNESSES COMMUNISTES MARXISTES-LENINISTES
FEDERATION DU RHONE

Blog : http://jcml69.over-blog.com
Mail : jcmlrhone@yahoo.fr
Par JCML - Publié dans : Tracts et affiches - Communauté : Encyclopédie- Marxiste
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