Contact

affiche JCML

Après quarante années d'absence d'une jeunesse communiste marxiste léniniste (JCML), une nouvelle organisation s'est crée à Pau les 22 et 23 mai 2010. C'est l'aboutissement de quatre années de travail (depuis la lutte contre le CPE) des différentes JCML de France qui avaient pour objectif la création d'une JCML au niveau de l'État Français. 


La JCML est une organisation communiste de masse, dont le rôle premier est la diffusion du communisme dans la jeunesse, d'être à l'avant garde de ses luttes et de former des jeunes au marxisme-léninisme. 


Le matérialisme dialectique, établi principalement par Marx, Engels, Lénine et Staline, est pour nous la base de notre analyse politique. Seul le marxisme-léninisme permet de mobiliser la jeunesse sur la base des intérêts du prolétariat, au contraire d'autres organisations qui n'ont pas la volonté de remettre en cause la domination de classe de la bourgeoisie (JC, jeunes NPA...).


Une organisation de jeunesse ne peut se suffire à elle même, nous avons donc besoin d'une avant garde pour amener la classe ouvrière à la révolution, qui est le Parti Communiste Marxiste Léniniste. Celui-ci étant en construction, nous reconnaissons le ROC-ml (Rassemblement Organisé des Communistes – marxistes léninistes) comme l'organisation politique motrice de celui-ci.


Pour remplir son objectif révolutionnaire, la JCML ne se prive d'aucune tactique : pour gagner à elle les larges masses de la jeunesse populaire, la JCML militera partout là où la jeunesse populaire, vit, souffre et subit le capitalisme. Elle ouvre ses portes à tous les jeunes désirant agir contre le capitalisme et pour le communisme. La JCML organisera en son sein la jeunesse sur une base de classe pour combattre les divisions artificielles que la bourgeoisie et les réactionnaires cherchent à creuser afin de l'affaiblir.


La JCML s'est dotée d'un organe de masse, L'Étoile Rouge, comme outil de propagande et d'agitation.

 

CONTACTEZ NOUS A CETTE ADRESSE MAIL :
jcmlrhone@yahoo.fr
 
logo de la jcml



Le passage du capitalisme au communisme ne peut évidemment manquer de fournir une grande abondance et une large diversité de formes politiques, mais leur essence sera nécessairement une : la dictature du prolétariat.
Lénin
e, l'Etat et la révolution (1917)

Syndication

  • Flux RSS des articles

Communiqué à propos

de la « valeur des civilisations » 

 

 

Devant l'UNI (organisation étudiante de la droite à l'extrême droite), Claude Guéant a affirmé que « contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas.» Sous-entendant par là que la civilisation occidentale, euro atlantique, chrétienne, serait supérieure aux autres. Ces termes ne nous étonnent pas de la part de Claude Guéant qui s’est fait le spécialiste des « petites phrases » fascisantes destinées entre autres, dans le contexte électoral actuel, à ratisser une partie de l’électorat du Front National.

 

La source des inégalités ne réside pas dans la culture, mais dans les rapports économiques.

 

Derrière les affirmations de Claude Guéant se cache une idéologie profondément réactionnaire qui vise à travestir la réalité pour mobiliser les peuples dans des guerres. Hungtiton, un théoricien américain, annonçait il y a quelques années le choc des civilisations, comme inévitable.

 

Certes, il existe des inégalités de développement à travers le monde, et il existe des contradictions entre les pays, qui peuvent mener à des guerres. Mais leur origine et leurs enjeux ne sont pas culturels. Ils sont économiques et politiques.

 

Le capitalisme ne s'est pas développé partout à la même vitesse. Certains pays sont longtemps restés des pays féodaux. Aujourd'hui, le capitalisme est partout mais les inégalités de développement subsistent. En effet, les premiers pays où les marchés intérieurs sont arrivés à saturation ont commencé dès la fin du 19ème à se lancer dans une course pour aller à la conquête de nouveaux marchés dans les pays qu'ils pouvaient – plus ou moins- facilement battre militairement. Le développement des pays conquis a été entravé par les pays impérialistes – dont la France. En effet, dans les colonies africaines, maghrébines, antillaises, asiatiques, la France a organisé la production de façon à exporter des matières premières ensuite transformées en France. Ainsi, certains pays étaient destinés à la production de cacao, d'autres de bananes, etc, ce qui empêchait tout développement économique indépendant.

 

Aujourd'hui, les capitalistes délocalisent la production dans les pays dominés pour surexploiter les ouvriers de ces zones. Mais cela permet un développement de l'économie des pays dominés qui deviennent des pays émergents et des concurrents potentiels.

 

Le « choc des civilisations », c'est une justification aux guerres de rapines des impérialistes pour obtenir les ressources de pays étrangers.

 

La prétention universaliste de la culture française et la culture prolétarienne

 

La culture nationale française, depuis la révolution française, a une prétention universaliste. La France aurait pour mission d'apporter au reste du monde les lumières de la civilisation, de la démocratie, de l'égalité, de la fraternité. Quelle prétention !

 

Cette prétention universaliste a servi en réalité de prétexte à l'impérialisme français, qui, sous couvert d’exporter ces valeurs, a mené une lutte acharnée pour détruire les cultures nationales de nombreux peuples, à l'intérieur de ses frontières, dans ses colonies de peuplement comme l'Algérie, le Maroc, en Afrique et en Asie, et partout où il s’est imposé par la force et la ruse.

 

Support idéologique, mais pas seulement : les institutions de promotion de la francophonie, les écoles françaises à l'étranger, par exemple, sont encore un élément central du dispositif impérialiste français.

En France même, dans le cadre des luttes de classe, cette idéologie de la supériorité de la civilisation occidentale développe la division dans les rangs du prolétariat de France, la bourgeoisie française tentant de faire croire à la supériorité culturelle des classes populaires d'origine européenne sur les classes populaires d'origine maghrébines et africaines.

 

Nous ne rejetons pas toute culture nationale française dans ses apports progressistes. En outre, les prolétaires et le peuple de France portent d'autres valeurs, une autre histoire, une autre culture que celles de la bourgeoisie française. Notre culture, elle, est faite des luttes des ouvriers et des classes populaires françaises, la Commune, 1936, la résistance antifasciste, les grèves de 47, Mai 68. Elle rejette Le colonialisme, l'impérialisme, est solidaire des peuples dominés. Elle s’enrichit et se construit au contact de la main d’œuvre immigrée, dans les usines, dans la rue. La culture des peuples dominés par la France est un élément vivant de la culture prolétarienne française.

 

 

L'impérialisme occidental et la barbarie

 

Les racines d'une culture sont à chercher dans les rapports économiques. Nous sommes en plein dans la phase de pourrissement du capitalisme : l'impérialisme. Le monde a été partagé depuis la fin du 19èmesiècle et, dans les conditions de la crise mondiale actuelle, les puissances économiques sont prêtes à tout pour le repartager et s’accaparer les richesses et les marchés des pays mis sous leur domination. Elles sont aussi prêtes à jeter leurs propres peuples dans de nouvelles guerres meurtrières comme elles le firent lors des deux grandes guerres mondiales.

 

Les peuples du monde entier ont payé un lourd tribut humain dans la construction des nations européennes. Des rivières de sang ont coulé au proche orient pendant les croisades. A suivi le génocide des peuples indiens d'Amérique. Ensuite, les européens ont mené la conquête sanglante de l'Afrique et de l'Asie, réduisant à l’esclavage et déportant en Amérique des millions d'Africains. L'Histoire européenne, c'est par le sang qu'elle s'est faite. Guéant le sait. Mais pour lui, cela n’a pas d’importance.

 

La France, pas plus qu’aucune autre puissance occidentale, n'a de leçon à donner aux peuples du monde arabe et aux peuples d’Asie et d'Afrique. L’impérialisme français est prêt à soutenir et à mettre en place les pires tyrannies pour servir de gardes chiourmes aux peuples qu'il surexploite. Et lorsque les peuples veulent se débarrasser de son joug, il est capable d'intervenir directement et de commettre les actes les plus barbares pour faire taire la révolte. Les massacres qui ont accompagné les guerres de conquête coloniale en Amérique, en Afrique et en Asie et toutes les répressions armées contre les luttes de libération sont là pour en témoigner.

 

Non, la civilisation occidentale n’est pas supérieure aux autres !

 

La seule supériorité qu’elle a montré ces derniers siècles, c’est sa capacité à dominer le monde par le sang et le feu.

 

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 09:24

 

 

 

Non aux lois répressives contre le piratage !

Contre l'industrie culturelle,

développons la culture populaire !

Ces derniers jours, internet est le théâtre d'une agitation particulière. Plusieurs sites internet d'usage courant ont été la cible d'opérations policières (fermeture et interpellation de dirigeants), opérations préparées de longues date. Les chambres du congrès américains s’apprêtaient à voter deux lois (PIPPA et SOPA) visant à réprimer davantage le piratage informatique et l'usage gratuit de produits culturels (films, séries, musique, jeux vidéos).

En France, Hadopi I et II, suivit de Hadopir P.U.R. Ont lancé une offensive idéologiquement similaire, sans pour autant être capable de présenter une mencace aussi grande sur l'hébergement de fichier en ligne, l'anonymat sur Internet... Suivent désormais ACTA et d'autres lois similaires suivront, pour continuer la purge du net.

 

Cette vaste offensive à des implications réelles sur notre vie quotidienne. En effet, le streaming et le téléchargement direct, par le biais notamment de Megaupload et Megavideo, font partie de nos habitudes de consommation culturelle, car gratuits. La fermeture de ces sites nous prive largement de notre accès à la culture.

 

Le Congrès américain a décidé de reporter l'examen des lois PIPPA et SOPA suite à la réponse des internautes. Cela est lié à la mobilisation des internautes et à des contradictions internes au capitalisme. En effet, les lois PIPPA et SOPA, protégeant la « propriété intellectuelle », sont des lois correspondant à l'intérêt de l'industrie musicale, télévisuelle, du jeu vidéo et cinématographique, principalement américaine.

Les sites tels que Megaupload ne respectent pas la règle du jeu de ces capitalistes dans la distribution des produits culturels. Ils font du profit en contournant cette règle et réduisent ainsi les profits de l'industrie culturelle. Les majors se sont unies pour mettre hors jeu cette concurrence déloyale. Cependant, les médias internet représentent eux aussi un groupe puissant. Ces intérêts contradictoires se reflètent dans le congrès américain, ce qui explique, avec la mobilisation des internautes, l'incapacité de l'Etat fédéral américain à voter ces lois.

 

De toute façon, il est aujourd'hui impossible pour l'industrie culturelle de faire faire marche arrière à la société. Du peer to peer (partage de fichiers entre internautes) au streaming, la jeunesse n'a plus l'habitude d'avoir à payer pour accéder à la culture. Devoir payer 15 euros un CD ou un DVD, avoir comme seul choix quelques programmes télé pourri n'est plus supportable pour nous.

 

La revendication d'accès gratuit à la culture et de droit à choisir ce qu'on veut voir ou écouter sont justes et légitimes. Nous avons un appétit de culture, de savoir, qui va bien au delà des carcans que l'industrie culturelle veut nous imposer.

 

L'industrie culturelle, outre le profit qu'elle génère, a un autre intérêt. C'est une arme de la bourgeoisie pour diffuser parmi la jeunesse issue de classes populaires sa propre idéologie. La culture MTV ne correspond pas à notre intérêt de classe, elle est là pour nous abrutir. Échanger et partager des fichiers, écouter de la musique ensemble, découvrir des cinéastes, nous permet de faire d'autres choix que ceux que que la bourgeoisie veut nous imposer.

 

La mobilisation des usagers d'internet, autour de la nébuleuse « Anonymous », issue des imageboards comme 4Chan, montrent les crocs. Les « Anon », « /b/tards » et autres déclinaisons s'étaient déjà fait connaître par le passé par des opérations telles que « Payback » contre l'emprisonnement de Julian Assange, des attaques contre la scientologie, et l'opération contre les sites fascistes de Lyon.

Bien qu'étant une nébuleuse sans unité politique, leurs mots d'ordre d'anonymat, de liberté de parole, d'information et d'échange sur internet, rassemblent de plus en plus largement. Ils essaient de ménager un espace libre et démocratique dans le capitalisme.

 

Or ces lois sont le capitalisme qui resserre son étau.

 

C'est nous, la jeunesse de ouvrière, la jeunesse prolétarienne, qui sommes ceux qui sont les moteurs de la culture. La jeunesse des classes populaires a toujours été à l'initiative de puissants mouvements culturels : rock, reggae, ska, oï, punk, son de teuf, rap. Ces cultures correspondent à ce que nous vivons dans notre vie matérielle, sont vivantes au delà d'internet, dans la rue, les festivals que nous organisons.

Nous serons toujours ou soumis aux choix culturels que les capitalistes veulent nous imposer ou en lutte pour développer une culture qui correspondent à notre réalité, à nos intérêts.

 

Il n'y a qu'en se débarrassant du système capitaliste que nous pourrons développer et diffuser sans freins et librement une culture qui correspondent à nos intérêts et notre vie matérielle. C'est à dire une culture prolétarienne, bien supérieure à la culture bourgeoise.

 

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:44

SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIER-E-S

REVOLUTIONNAIRES MAROCAIN-E-S

 

Au Maroc, pas une seule année ne passe sans voir la révolte des classes populaires : luttes contre la vie de misère et le chômage, soulèvement à Sidi Ifni, au Sahara occidental, soulèvements étudiants contre la privatisation de l'enseignement public dans tout le royaume... Dernièrement, l'influence des révoltes en Tunisie et en Egypte a accéléré une nouvelle dynamique de lutte marquée par de nombreuses manifestations et la création du Mouvement du 20 février. Quand il y a oppression, il y a résistance !

 

Car la réalité marocaine est très loin de la propagande du régime, relayée en France par les médias bourgeois et les politiciens habitués des riads luxueux de Marrakech. Un habitant sur cinq est sans travail et vit sous le seuil de pauvreté ; un quart de la population urbaine vit dans des bidonvilles. Mohammed VI, « roi des pauvres » ? Quelle blague pour un dictateur multimillionnaire et corrompu ! Ce régime d'exploitation qui pèse sur les travailleurs et la classe ouvrière alimente en fait la fortune des bourgeois et féodaux marocains, aux ordres de l'impérialisme français.

 

Les bourgeoisies de tous les pays sont solidaires entre elles pour exploiter et réprimer les travailleur/euse-s et les peuples. 13% des échanges économiques du Maroc se font avec la France. Ancienne puissance coloniale, la France continue de dominer le Maroc par sa dette et lui fait jouer le rôle de garde-frontière pour mener la chasse aux migrants. La bourgeoisie française exploite le travail du peuple marocain, pille ses richesses et lui revend hors-de-prix des produits qui lui sont payés une bouchée de pain. Ses ressources en eau ou en pêche ne servent pas ses propres besoins, mais les entreprises qui s'arrachent la haute main sur ces marchés profitables.

 

Pour continuer à voler le travail et les richesses du peuple marocain, la bourgeoisie française soutient ce régime pourri, qui réprime toutes celles et tous ceux qui luttent contre la vie de misère qui leur est faite : syndicalistes ouvrier-e-s, chômeur/euse-s de Sidi Ifni, militant-e-s sahraoui-e-s… La Monarchie peut bien mettre en scène des réformes démocratiques, quand elle continue de tuer, d'emprisonner et de torturer. Cette répression frappe en particulier les militant-e-s révolutionnaires car ils sont en première ligne des révoltes populaires et luttent contre les fausses promesses électorales et les tentatives du régime de se donner bonne figure. Les ennemis du peuple marocain voudraient bien les voir réduits au silence !Depuis la chute des dictateurs détestés en Tunisie et en Egypte, le camp des exploiteurs et des impérialistes a dû lâcher quelques concessions... pour conserver l'essentiel pour eux. Seule l'organisation politique des exploités peut transformer la révolte en révolution et mettre fin à ce régime d'exploitation des peuples et des travailleurs.

 

Nous voulons répondre à l'appel de communistes marocains et faire connaître leur combat. Pour nous, communistes et travailleur/euse-s en France, luttant pour abattre le capitalisme, le soulèvement héroïque des peuples arabes est un exemple. Nous sommes solidaires des peuples arabes qui sont à la pointe du combat pour détruire ce système de misère, de guerre et d’exploitation. Notre solidarité doit se renforcer de jour en jour.

 

Nous exprimons notre solidarité avec nos camarades qui croupissent dans les prisons marocaines :

 

Mourad Achouini, arrêté le 15 mai 2008, condamné à 4 ans de prison, Youssef Elhamdiya, arrêté le 10 octobre 2010, condamné à un an et demi ferme, Azedine AROUSSI (en grève de faim depuis un mois), Ibrahim ESSAIDI, Mohamed GHALOUTE, Mohamed FETALE, Mohamed EZAGHDIDI, Aliwi ELGHALI, Abdellatif ELIDRISSI, Hicham SALEH, Abdellah BLAJ, Mohamed ELABID,

 

Ainsi que de tous les autres détenu-e-s révolutionnaires et progressistes marocain-e-s et sahraoui-e-s

 

 

LIBERATION IMMEDIATE DE TOU-TE-S LES PRISONNIER-E-S REVOLUTIONNAIRES MAROCAIN-E-S ET SAHRAOUI-E-S !

 

DEHORS L’IMPERIALISME FRANCAIS ! A BAS LE REGIME REACTIONNAIRE MAROCAIN !

 

VIVE LA LUTTE DES PEUPLES MAROCAIN ET SAHRAOUI !

 

SOUTENONS-LES EN ORGANISANT ICI LA LUTTE CONTRE LA BOURGEOISIE FRANCAISE !

 

Rassemblement devant le consulat du maroc mercredi 25 Janvier à 17H00,

2, rue Carry,

(Arrêt de bus C11 Carry, arrêt de bus C13 Dauphiné Lacassagne)

 

Signataires : Voie-Prolétarienne, ROCML

Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 09:20

Communiqué de soutien au quartier de la Gauthière et à sa lutte pour la Justice


407095_3064728344138_1441392863_3092854_466487549_n.jpg

 

Le soir du 31 décembre à la Gauthière (banlieue de Clermont-Ferrand), Wissam, trentenaire résident dans le quartier, aurait jeté une pierre sur une voiture de police. Immédiatement les policiers se lancent à ses trousses et appellent des renforts. En effet, 30 CRS sont rapidement réunis avec des chiens et des grenades lacrymogènes, pour ce qui est vraisemblablement un tabassage organisé. Les faits ont eu lieu sous les yeux d’au moins une quinzaine de gens du quartier qui, en ordre dispersé, ont protesté aux cris de: « libérez-le ! » « lâchez-le » et « la police tue ! »

Le jeune homme était dans le coma le soir même, alors que le quotidien auvergnat  La Montagne  parle d’un « malaise survenu pendant son transport » « bien que des lésions et des fractures aient été constatées ».

Le samedi 7 janvier le quartier de la Gauthière se mobilisait et organisait une manifestation de soutien pour « protester dans le calme ». 500 personnes étaient rassemblées pour une marche, un sit-in et deux minutes de silence, avec des banderoles portant les inscriptions : « personne au-dessus des lois » et « stop aux bavures ». Il s'agissait de réclamer la justice de manière pacifique, digne réponse à un acte de barbarie.

On apprend le lendemain que Wissam est décédé. Déjà quelques jours avant, l’émeute s’est déclenchée brutalement dans le quartier, la rage contenue a explosée : pour la seule nuit succédant à la mort de Wissam (la plus « calme » selon la presse locale), cinq voitures sont brûlées. La réponse policière est encore plus violente : 17 interpellations, 400 CRS déployés dans le quartier, deux hélicoptères braquent leurs lumières sur les tours de béton. A plus long terme, le quartier fait l’objet d’une surveillance accrue et les agents de l’état contrôlent tout ce qui marche sur deux jambes, peu importe le sexe ou l’âge. Inutile de dire que la vie des habitants en est fortement perturbée.

Et dans tout ça, qu’advient-il des policiers coupables ? Deux d’entre eux sont mis en congé, alors que SOS Racisme, La Ligue des Droits de l'Homme et la CGT du Puy-de-Dôme se limitent à demander leur suspension. Ces hommes accusés de meurtre ont le soutien du syndicat de la police Synergie et du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui déclare :"Je me garderais d'avoir le moindre avis sur cette question. La seule chose que je voudrais dire, c'est que s'il y a eu une interpellation difficile, ça n'est pas le fait des policiers". Mépris total pour le défunt qui est accusé d’avoir provoqué sa mort.

Le combat n’est cependant pas terminé. Un rassemblement à la mémoire de Wissam et en soutien à sa famille a eu lieu dans le quartier le 10 janvier, rassemblant 600 personnes. Et ils étaient six milles lors du rassemblement suivant, le 14 janvier.

Cette histoire porte déjà en elle le mépris de l’état bourgeois envers les quartiers populaires, quand, d’après ce qui est de loin la version des faits la plus probable, la police s’offre un défoulement le soir du réveillon en lynchant un homme. De plus, à travers les médias, on perçoit la volonté nette d’appuyer l’hypothèse de l’accident plutôt que celle de l’agression, et ose parler d’intervention « régulière mais musclée ». On lit même que les policiers, qui avaient peur d’un guet-apens, seraient ainsi excusés  de s’acharner sur quelqu’un jusqu’à lui donner la mort ! Les propos du journal Le Parisien sont particulièrement orduriers : ils rabaissent les jeunes de quartiers à une meute de voyous irresponsables. On connait cette technique de déformation des faits, de même que ces déploiements disproportionnés de forces de police : ils ont pour but d’effrayer les « gens des campagnes » et les « français de souche » avec les « étrangers », les « arabes » et « les jeunes de cité », ces derniers servant malgré eux d’épouvantails. L’objectif final est de diviser le prolétariat, les travailleurs de France, pour empêcher qu’ils s’unissent et qu’ils combattent ensemble la bourgeoisie qui les exploite.

Comme beaucoup le savent déjà, cette mort n’est, hélas, pas un fait nouveau : un autre jeune est décédé « de crise cardiaque » lors d'un contrôle policier à Aulnay-sous-Bois le lendemain de la mort de Wissam. Nous n'avons pas oublié Zyed et Bouna en 2005, Mohsin et Laramy à Villiers-le-Bel en 2007. Nous n'oublions pas non plus tous les morts anonymes. Il ne s’agit pas de bavures, mais de crimes de la police, qui ne sont pas des actes isolés. La police de la bourgeoisie peut les commettre en toute impunité contre les jeunes des classes populaires.

La Jeunesse Communiste Marxiste –Léniniste tient à manifester son soutien au quartier de la Gauthière, en particulier à la famille de Wissam. Nous resterons à leurs côtés pour réclamer justice. Nous comprenons la colère et la révolte des jeunes de la Gauthière et nous exigeons la relaxe des émeutiers interpellés. Cependant, nous ne pouvons qu’encourager ce mouvement à se construire et s’organiser davantage, et nous appelons toutes les personnes conscientes à le soutenir, à Clermont-Ferrand et ailleurs.

 

JUSTICE POUR WISSAM !!! SOLIDARITE ET UNITE DES TRAVAILLEURS CONTRE LA POLICE BOURGEOISE!!!

 

Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 20:03

Solidarité avec les mineur-e-s incarcérés ! Solidarité avec les inculpé-e-s de Toulouse !

 

 

 

Le retour des prisons pour enfants et adolescent-e-s

 

La loi Perben de 2002 a décidé de la création de prisons réservées aux mineur-e-s de 13 à 18 ans : les Établissements Pénitentiaires pour Mineurs. 8 EPM d'une soixantaine de places chacun sont donc ouverts entre 2007 et 2009. Ils sont censés remplacer les quartiers pour mineurs dans les maisons d'arrêt, qui sont restés bien entendus ouverts.

 

 

Les EPM sont très contestés dès le départ. L'incarcération des mineur-e-s est censée être selon l'ordonnance de 1945 exceptionnelle. Or, le nombre de mineur-e-s en détention se situe aux alentours de 800. Bien sûr, « la protection judiciaire de la jeunesses » dispose d'une batterie de moyens pour enfermer les mineur-e-s : placement en foyer, centres éducatifs renforcés. La loi de 2002 instaure, en plus des EPM, des Centre Éducatifs Fermés.

 

L'argument hypocrite de l'Etat est que les EPM auraient un rôle éducatif. Des éducateur-trices de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) y travaillent. Nombreux sont celles et ceux, ainsi que les syndicats, à avoir refusé d'exercer leur activité en EPM. En effet, les éducateurs de la PJJ y travaillent en binôme avec des matons. Et jouent un rôle de maton. Ils travaillent sous la direction de l'administration pénitentiaire, qui gèrent les EPM. Le rôle des éducateurs se borne à amener les détenus aux activités et de surveiller le repas à la cantine. Les activités sont gérées par des prestataires de services privés.

 

Les jeunes détenus sont soumis à un encadrement sévère. Leur emploi du temps est exténuant : 20 heures de cours, 20 heures d'activités obligatoires et autant de sport par semaine. L'environnement carcéral n'est certainement pas le plus apte à aider des jeunes souvent déscolarisés à étudier. D'autre part, les caméras sont partout : les faits et gestes des jeunes sont constamment épiés. Les relations sociales entre jeunes sont violentes au sein des EPM, du fait de la promiscuité.

 

Les EPM n'ont pas d'autre vocation que celle de prisons. Ils n'ont d'ailleurs pas remplacé les quartiers pour mineur-e-s dans les maisons d'arrêt où restent incarcérés les jeunes considéré-e-s comme les plus dur-e-s. L'ouverture de prisons destinées aux mineur-e-s est une mesure extrêmement réactionnaire, rappelant les maisons de corrections, de sinistre mémoire.

 

La situation des jeunes prisonnier-ère-s les pousse parfois hélas au suicide. Des suicides ont eu lieu dans les EPM de Meyzieu, près de Lyon, et Orvault, près de Nantes. Deux jeunes de 16 ans s'y sont donnés la mort. Nombreux sont les suicides de mineur-e-s dans les maisons d'arrêt.

 

D'autre part, la révolte a été parfois la réponse des mineur-e-s incarcérés face à leur détention. Des mutineries ont éclaté à Meyzieu, Orvault et surtout Lavaur, au nord de Toulouse. A Lavaur, c'est l'ERIS, groupe d'intervention spécialisé dans la répression des mutineries en prison, qui est intervenu. L'Etat répond à ces révoltes par des mesures disciplinaires à l'encontre des jeunes mutinés.

 

Répression contre la solidarité avec les jeunes mutinés

 

C'est en solidarité avec ces mutineries qu'ont eu lieu plusieurs actions, à Nantes et à Labège, près de Toulouse, contre les PJJ, durant l'été 2011. Des revendications ont été taguées. A Labège, du liquide marron a été balancé dans les locaux, ainsi que des tracts.

 

Le 15 Novembre, la police a mené une vaste opération policière à Toulouse suite à ces actions. Appartements, squatts sont perquisitionnés. 7 personnes sont arrêtées, 4 interrogées, une famille de sans papiers se fait arrêter par la même occasion. Au bout de 32 heures de garde à vue, 4 personnes sont placées en détention provisoire, à Seysses. Et ils y sont toujours. Ils sont 5 mis en examen pour des faits qu'ils nient.

 

Nous sommes solidaires des inculpé-e-s de Toulouse, et nous sommes solidaires de l'action qui a été menée contre la PJJ.

 

Le rôle de l'Etat n'est pas de « protéger la jeunesse »

 

Les jeunes ont comme principal intérêt pour l’État de représenter la future main d’œuvre dont les capitalistes tireront profit. L’État doit s'assurer que le renouvellement et la formation des travailleur-euse-s.

 

Mais les capitalistes sont incapables d'assurer le plein emploi et un niveau de vie suffisant à l'ensemble des travailleur-euse-s. Mineur-e-s, issu-e-s de classe populaire, nous pâtissons du faible revenu de notre famille et de notre difficulté à intégrer le monde du travail.

 

Inutile de compter sur l’État quant on fait face à la violence et à la misère d'une société capitaliste pourrissante.

 

Par contre, on peut compter sur l'Etat pour protéger la bourgeoisie. Il édicte des lois et surtout, il fait tomber sur la jeunesse le couperet de la répression dès lors qu'elle les transgresse.

 

Plus la crise avance, plus le gâteau qu'ont à se partager les capitalistes se réduit. Plus les miettes qu'ils veulent bien nous distribuer sont petites. Plus ils sont jaloux de leurs biens. Plus ils ont peur de la jeunesse de classes populaires. La répression ne peut aller qu'en s'accentuant.

 

Soyons solidaires pour nous protéger de la misère et la répression ! Et organisons nous contre l'Etat et la bourgeoisie. Ils nous enferment, ils assassinent, : ils luttent contre notre classe ! Ripostons et faisons front pour abattre le capitalisme !

 

 

Fermeture des EPM et des quartiers de mineur-e-s dans les maison d'arrêt !

Libération et relaxe des inculpé-e-s de Toulouse !

 

 

La JCML

 

 

http://pourlaliberte.noblogs.org/files/2011/12/solidaritetoulouse.jpg

Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 12:54

 

A la Presse et à l’Opinion Publique

L’Etat Colonisateur a fait commencer le massacre massif sur les Kurdes

 

L’Etat colonisateur fashiste a massacré hier soir 36 villageois à la province d’Uludere de la ville Sirnak. Les dirigeants des Forces Armées Turques qui ont bombardé le peuple en civil avec des avions de guerre ont essayé de dissimuler sans retenu les réalités en disant que les massacrés étaient “des membres de l’organisation divisionnaire”. Mais la réalité selon laquelle c’étaient les villageois de Roboski qui étaient bombardés et tués par des avions de guerre n’a pas pu être cachée. Le masque du régime colonisateur est très vite tombé.

Le massacre perpetré hier sur le peuple civil à Uludere par le régime colonisateur fashiste démontre clairement que le génocide du peuple kurde et la politique de négation, de destruction et d’anéantissement du peuple kurde dureront. Il n’est pas hasardeux que ce massacre des kurdes arrive juste après la réunion du Conseil National de Sûreté. Les responsables de ce massacre sont ceux qui font jour et nuit les opérations aériennes et terrestres sur le peuple kurde depuis le mois de juillet, qui bombardent les champs de Défense de Medya, qui arrêtent des centaines de dirigeants du Parti de la Paix et de la Démocratie, des intellectuels, des avocats, des journalistes kurdes sous le nom des opérations KCK. Ce sont ceux qui prennent la décision au Conseil National de Sûreté des opérations sur le peuple kurde et ceux qui font durer l’Etat de Siège au Kurdistan. Avec le massacre d’Uludere, Ils ont annoncé que le peuple kurde et les civils étaient à la visée des massacres massifs. La boussole de l’Etat d’AKP montre qu’ils vont insister dans la guerre sale.

 

Le régime colonisateur fashiste qui ne supporte pas le soutien du peuple kurde à leur lutte nationale d’indépendance veut l’intimider en massacrant à Uludere les paysans. Il veut répandre la peur dans la société kurde. Il veut se venger du peuple kurde. Il donne le messsage qi’Il appliquera l’appel de la Communauté Gülen qui dit “Achevez tous les Kurdes”…

 

L’Etat d’AKP qui ne peut pas empêcher le peuple kurde de défendre sa dignité par les mises en garde à vue massives, les opérations, le génocide politique croit pouvoir arrêter la lutte nationale d’émancipation des kurdes en tuant les civils. L’Etat d’AKP doit bien savoir qu’Il ne pourra pas empêcher la lutte de liberté du peuple kurde par les massacres massifs comme par la négation, la destruction, le génocide politique Il ne l’a pa pu empêcher. Car, le peuple kurde paye tous les prix et est prêt à en payer encore.

Nous, Confédération Européenne des Immigrés Opprimés (AvEG-Kon), dénonçons avec de la haine le massacre d’Uludere, déclarons que nous sommes aux côtés du peuple kurde. Ne permettons pas l’Etat colonisateur fashiste d’étouffer la lutte juste et digne du peuple kurde. Soyons contre ses politiques de négation et de destruction du peuple kurde. Crions le slogan de la fraternité des peuples. Nous appelons tous les vrais humains, les progressistes, les révolutionnaires et les patriotes de protester contre le massacre d’Uludere, de demander compte à l’Etat l’assassin.

Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 00:22

Depuis de longues décennies, le peuple basque réclame son droit à l’autodétermination, c’est à dire de décider lui-même s’il décide de rester dans les frontières de l’Espagne et de la France ou de former son propre état.

 

A cette revendication, l’Espagne et la France répondent par la répression : des milliers de basques jetés dans les geôles de ces deux états, soumis à de très longues peines, la torture est demise dans les commissariats espagnols, de nombreux assassinats ontété commis... Aujourd’hui encore, il y a 700 et quelques prisonnier-ères basques. Pour l’Espagne, toutes les organisations politiques indépendantistes sont terroristes et elle les considère comme toutes illégales.

 

La France nie son implication dans le conflit. Or, plus d’une centaine de prisonniers-ères basques sont détenus en France, de nationalité espagnole ou française.

 

En outre, a été mis en place le mandat d’arrêt européen. Celui-ci permet à la France d’extrader des militant-e-s vers l’Espagne, quand bien même les faits qui leurs sont reprochés ne sont pas illégaux en France. Le destin qui attend ces militant-e-s envoyés en Espagne est la torture dans les commissariats de Madrid puis lanprison.

 

Ainsi, Aurore Martin, militante de Batasuna, parti légal en France, s’est vue notifier d’un mandat d’arrêt européen pour avoir participé à une réunion de son parti au-delà de la frontière espagnole. Si la mobilisation lui a permis d’échapper à l’extradition, nombreux sont les mandats d’arrêts européens qui planent sur des militant-es. Cette année, 8 jeunes qui se cachaient en France, fuyant la torture et la prison, ont été arrêtés. Un militant qui avait fini de purger sa (longue) peine en France s’est retrouvé sous le coup d’un mandat d’arrêt européen pour des faits reprochés par l’Espagne.

 

Samedi 10 décembre, avait lieu une manifestation à Bayonne pour demanderla résolution démocratique du conflit. Sont attendus des signes positifs de la part de la France et l’Espagne (rapprochement des prisonnier-es politiques, libération de celles et ceux qui sont malades et libérables en conditionnelles, légalisation des organisations interdites...).

 

La réponse de la France ne s’est pas faite attendre : en deux jours, trois arrestations ont eu lieu. Josu Esparza, réfugié en France était sous le coup d’un mandat d’arrêt européen pour sonappartenance présumée à l’organisation Ekin et pour activité terroriste... A savoir avoir participé à une course où il portait la photo d’un prisonnier politique basque (photos interdites au delàde la frontière espagnole). Il a été immédiatement livré à l’Espagne. Deux autres personnes, un basque de nationalité espagnole et une jeune femme de nationalité française, enceinte de 5 mois, ont été interpellés le lendemain.

En tant que français, nous ne pouvons pas tolérer cette situation. La France jette en prison et livre à l’Espagne des militant-es qui demandent à exercer le droit démocratique de chaque peuple :celui à l’autodétermination. Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre. Nous sommes concernés et nous exigeons de la part de la France et de l’Espagne le respect des droits démocratiques du peuple basque.

 

Rassemblement le Mardi 20 décembre à 17h00 devant le palais de justice (rue servient)

Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 14:28

 

 

N'ATTENDONS PAS LES ELECTIONS !

 

LUTTONS ET ORGANISONS NOUS CONTRE LE PLAN DE RIGUEUR!

 

 

OU EN SOMMES NOUS ?

 

Depuis la crise financière de 2008 et malgré tous les plans de l'État pour sauver les banques et le système de crédit, il n'y a pas l'ombre d'une reprise. La situation du pays s'aggrave. Les attaques se multiplient sur la protection sociale, les retraites, les salaires. La France devient très agressive et les dirigeants politiques de droite comme de gauche multiplient les discours colonialistes sur la Libye et la Côte d'Ivoire.

 

La jeunesse populaire de ce pays est sacrifiée. Les lycéens sont confrontés à des régressions dans leurs conditions d'études. Les étudiants par le biais de l'arrêté licence subissent une sélection sociale qui élimine des facs les étudiants issus des classes populaires. Et quant aux jeunes travailleurs et ouvriers, ils subissent l'exploitation et l'humiliation dans leurs entreprises. L'intérim, le chômage et la précarité font leur quotidien.

 

POURQUOI EN EST ON LA ?

 

Une crise générale secoue l'ensemble du monde capitaliste. La France est touchée et la bourgeoisie est confronté à de grandes difficultés pour surmonter cette crise. Mais, les politiques de droite ou de gauche font cause commune pour permettre aux multinationales françaises de sortir la tête hors de l'eau. Ils sont tous d'accord pour mener la lutte sur deux fronts : guerre de pillage contre les peuples en politique extérieure, et guerre sociale contre les travailleurs à l'intérieur.

 

Les guerres de pillages coloniales sont menées pour conquérir des marchés, des matières premières comme le pétrole libyen ou encore pour produire français à bas coût dans ces pays en exploitant les peuples.

 

La guerre sociale est menée à l'intérieur de la France par le biais d'un plan de rigueur. La tâche de la bourgeoisie est d'accroitre l'exploitation des travailleurs en lui retirant tous ses droits conquis dans les luttes de classe antérieures (1936-1945-1968).

 

En pillant les richesses d'autres États et en diminuant les salaires, la bourgeoisie compte bien sortir de la crise .

 

IL NE FAUT PAS SE RESIGNER MAIS RIPOSTER !

 

Si la bourgeoisie a intérêt à mener sa guerre sur ces deux fronts principaux, les prolétaires et la jeunesse populaire ont des intérêts différents. Le capitalisme exploite les travailleurs et en période de crise, la situation devient plus difficile encore. Il faut donc renverser ceux qui nous pressent comme des citrons, il faut renverser le capitalisme.

 

Partout, la révolte gronde : en Grèce, en Espagne. Là où la crise a déjà sévi, la colère monte et s'exprime. En France, toutes les conditions sont réunies pour que le mécontentement explose mais les partis bourgeois et réformistes essaient de canaliser la colère en promettant de résoudre la crise sans bien entendu s'attaquer au capitalisme qui en est la cause.

 

Les médias et les partis intégrés au système capitaliste redoutent les luttes des travailleurs et veulent sauver leur crédibilité en leur faisant croire que les élections de 2012 vont améliorer leurs conditions. Il n'en est rien, la gauche et la droite s'entendent pour agresser les peuples et pour faire diminuer les salaires. Les marxistes-léninistes pensent au contraire qu'il faut combattre l'attentisme et prendre notre destin en main s'opposant au plan de rigueur en cours par la lutte contre la bourgeoisie. Il faut être clair : seules les luttes directes de la classe ouvrière et de l'ensemble des couches populaires peuvent faire reculer les attaques de l'État, au service des bourgeois. Jamais dans l'Histoire, les travailleurs n'ont eu des acquis sans avoir à mener des luttes.

 

RELEVONS LA TETE ET LUTTONS CONTRE CE PLAN DE RIGUEUR !

 

LA JEUNESSE POPULAIRE ET REVOLTEE PEUT ET DOIT REPOUSSER CET AVENIR QUE LA BOURGEOISIE VEUT NOUS IMPOSER !

 

SOLIDARITE ENTRE TOUS LES TRAVAILLEURS, JEUNES ET « VIEUX », FRANCAIS ET IMMIGRES !

 

ORGANISONS LA RIPOSTE CLASSE CONTRE CLASSE ! araign-e.jpg

Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 09:49

 

 

Devant le lycée de St Romain en Gal, les lycéens ont affaire à des pions en uniforme. La préfecture du Rhône a autorisé par arrêté les gendarmes à fouiller les lycéens se trouvant devant le lycée tous les matins jusqu'à midi et demi. Les gendarmes, prenant à cœur leur mission, viennent également encadrer la sortie du lycée entre midi et deux.

 

Cette décision de la préfecture fait suite à une augmentation constante de la pression de la gendarmerie sur les lycéens depuis plusieurs années. Chiens qui viennent renifler les sacs des lycéens, perquisitions, convocations massives à la gendarmerie pour des faits mineurs ou inexistants. Les gendarmes profitent de la méconnaissance des lycéens de leurs droits.

 

On se souvient également qu'à l'intérieur du lycée, l'administration de St Rom s'est servie de prétextes d'infractions de droit commun (avoir fumé une cigarette) pour expulser du lycée l'un des leaders du mouvement lycéen l'année dernière. Elle tient également des discours mensongers sur les pratiques de nombreux groupes de lycéens. Le mépris et la haine de classe de l'administration est la source de tous les fantasmes chez elle.

 

Les gendarmes d'Ampuis veulent gonfler facilement leurs chiffres. Mais la politique menée par la préfecture, la gendarmerie et l'administration va bien au delà de ça. Ils cherchent à empêcher les lycéens d'entretenir une sociabilité, d'avoir une vie collective en dehors des cours. Déjeuner en face de gendarmes et avoir peur de se faire fouiller dès qu'on sort du lycée limite la liberté des lycéens à se réunir.

 

Or, l'action collective des lycéens de St Rom est tout à fait capable d'engendrer de puissants mouvements : l'année dernière, le lycée a été bloqué pendant tout le mouvement de la réforme des retraites et un bon millier de lycéen ont manifesté.

 

Des mouvements lycéens dispersés et sporadiques se sont déclenchés récemment dans le Rhône. La préfecture a retenu la leçon de l'année précédente et a tout de suite fait encadrer les lycées par un fort dispositif policier. La présence de la gendarmerie à St Rom est vécue comme une provocation qui a déjà amené à une arrestation.

 

Le renforcement de la pression policière dans les lycées vise à étouffer toute contestation, en s'attaquant à la source des mouvements lycéens : les liens sociaux puissants qui unissent les lycéens. Administration et gendarmerie roulent pour un Etat qui n'est pas au service de l'intérêt de la jeunesse populaire, mais de la bourgeoisie.

 

La JCML 69 est disposée à aider les lycéens face à la gendarmerie et l'administration de leur lycée.

À l’air libre - S’opposer à la répression

Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 13:32

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés